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L’UQAM célèbre les 50 ans du rapport Parent

Plusieurs événements souligneront le 50e anniversaire d’un document qui a changé l’histoire de l’éducation au Québec.

26 août 2013 à 15 h 08

Mis à jour le 17 septembre 2014 à 18 h 09

De septembre 2013 à mai 2014, l’UQAM et sa Faculté des sciences de l’éducation célébreront les 50 ans du rapport Parent, document fondateur qui a soutenu la modernisation du système d’éducation au Québec pendant la Révolution tranquille. Le programme d’activités, intitulé Cultiver l’éducation au Québec : 50 ans après le Rapport Parent, comprend notamment des conférences, des journées d’étude thématiques, un concert-bénéfice et un symposium. Organisées en collaboration avec l’Université du Québec, Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ) et le Centre de transfert pour la réussite éducative du Québec (CTREQ), les célébrations se dérouleront sous la présidence d’honneur de Paul Gérin-Lajoie, premier titulaire du ministère de l’Éducation du Québec.

«Le rapport Parent proclamait le droit de chacun à la meilleure éducation possible et prônait l’accessibilité des études à tous les niveaux pour les jeunes et les adultes qui pouvaient et voulaient les poursuivre. Des préoccupations qui sont encore d’actualité», souligne Monique Brodeur, doyenne de la Faculté des sciences de l’éducation et coordonnatrice des activités. Tout au long des années 1960, plusieurs mesures recommandées par le rapport Parent ont permis de démocratiser le système d’éducation : école obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans, abolition des collèges classiques et création des polyvalentes, gratuité  pour les études pré-universitaires, mise sur pied des cégeps et du réseau de l’Université du Québec dans l’ensemble des régions, établissement d’un régime de prêts et bourses pour les étudiants des niveaux collégial et universitaire.

«Les célébrations permettront non seulement de rappeler les grandes étapes ayant marqué le développement de l’éducation au Québec depuis les années 1960, mais aussi de discuter des enjeux actuels et de se projeter dans l’avenir», affirme Monique Brodeur.

Une programmation diversifiée

Quatre grandes conférences ouvertes au public seront présentées à l’auditorium de la Grande Bibliothèque. La première, intitulée Le rapport Parent : un point d’arrivée et un point de départ, sera prononcée le 24 septembre par Claude Corbo, ancien recteur de l’UQAM. Le 17 octobre, Marie McAndrew, professeure à l’Université de Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’éducation et les rapports ethniques, parlera de L’école québécoise et la diversité ethnoculturelle. Camil Bouchard, professeur associé au Département de psychologie, ancien député du Parti québécois et auteur d’Un Québec fou de ses enfants, un autre rapport célèbre, donnera la conférence du 21 novembre sur le thème Du rapport Parent aux États généraux : de grands pas pour les tout-petits. Marc St-Pierre, consultant en éducation et ancien directeur général adjoint de la Commission scolaire de la Rivière-du-Nord, clôturera la série le 12 décembre avec sa conférence intitulée À l’école, le parent est-il un client ou un citoyen ?

L’UQAM accueillera quatre journées d’études thématiques sur des enjeux actuels en éducation, destinées aux acteurs du milieu : Transition et continuité des services (30 octobre); Formation des enseignants et insertion professionnelle (4 décembre); Culture et inclusion sociale : orientations et pratiques de l’école québécoise (5 février); Transfert des connaissances en éducation (12 mars).

Le concert-bénéfice Carte blanche à Yannick Nézet-Séguin, prévu pour le 11 novembre, vise à recueillir des fonds en vue de la création du prix Serge-Séguin, qui sera attribué annuellement à un doctorant en éducation de l’UQAM par la Fondation de l’Université. «Nous voulions rendre hommage à Serge Séguin, père de Yannick, qui a enseigné à l’UQAM et qui a été à l’origine de la création du doctorat en éducation», souligne la doyenne.

Un microsite web consacré au programme des célébrations sera mis en ligne à l’occasion de la rentrée. 

Les célébrations se termineront le 30 avril 2014 par un symposium au cours duquel d’anciens présidents du Conseil supérieur de l’éducation discuteront des enjeux de l’éducation au Québec depuis la publication du rapport Parent. 

De nouveaux défis

Selon Monique Brodeur, le Québec peut être fier des progrès accomplis en matière d’accessibilité depuis les années 1960. «Le nombre de personnes ayant complété des études secondaires et postsecondaires, les femmes notamment, s’est accru de manière considérable au cours des dernières décennies, rappelle-t-elle. Nous devons poursuivre nos efforts en faveur de l’accessibilité, en particulier auprès des jeunes venant de milieux moins bien nantis et de ceux qui ont des difficultés d’apprentissage ou un handicap particulier.»

Le monde de l’éducation est aujourd’hui confronté à de nouveaux défis, dont celui d’assurer la réussite du plus grand nombre, poursuit la doyenne. «Au Québec, le pourcentage de jeunes qui abandonnent l’école avant l’obtention de leur diplôme d’études secondaires est de 26 %. Ce pourcentage peut s’élever à 52 %, voire à 59 %, dans certains quartiers défavorisés de Montréal.»

Monique Brodeur insiste sur l’importance de réaliser des études longitudinales afin de suivre les progrès des élèves durant tout leur parcours scolaire. «Les recherches en éducation, en particulier depuis le début des années 2000, ont permis de développer des approches pédagogiques mieux adaptées aux élèves qui ont des besoins particuliers. Aujourd’hui, de plus en plus de jeunes ayant éprouvé des difficultés d’apprentissage parviennent à poursuivre des études collégiales, et même universitaires.»

 

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