Le Conseil d’administration de l’UQAM a approuvé hier le budget de l’Université pour l’exercice 2010-2011. Ce budget de 350 M $ présente un déficit anticipé de l’ordre de 16,7 M $. Le gouvernement du Québec ayant dorénavant fixé l’année financière de toutes les universités du 1er mai au 30 avril, le budget de cette année couvre exceptionnellement une période de 11 mois.
La direction de l’UQAM a établi cette proposition budgétaire en tenant compte de deux objectifs principaux: respecter le Plan de retour à l’équilibre 2009-2016 de l’Université, qui prévoyait un déficit pour la deuxième année, et procéder à l’allocation de nouvelles ressources financières disponibles en fonction des besoins institutionnels prioritaires.
Bien que les effectifs étudiants aux cycles supérieurs progressent, les cibles prévues dans le Plan de retour à l’équilibre 2009-2016 pourraient ne pas être atteintes cette année aux cycles d’études supérieures. Par contre, une partie de cette perte est compensée par une augmentation du nombre d’étudiants au premier cycle, un peu plus élevée que la prévision initiale. Cette situation entraîne une baisse de revenus pour l’Université et diminue sa marge de manœuvre financière.
Ce budget repose sur des priorités fondamentales, lesquelles ont été établies une fois les obligations de l’UQAM rencontrées (application des conventions collectives et des contrats en vigueur ainsi que des législations et règlements gouvernementaux applicables aux établissements universitaires) :
1- Le recrutement étudiant : préservation des bourses destinées aux étudiants et maintien du budget des auxiliaires d’enseignement à 100 % du budget 2009-2010; ajout de ressources au Bureau du recrutement; maintien d’un budget de 300 000 $ pour appuyer les campagnes de recrutement étudiant et développement des sites web de nature académique (enseignement, recherche et création).
2- Le soutien direct aux activités de formation : un montant de 178 000 $ a été réservé pour le développement de nouveaux programmes de formation; une attention particulière a été portée à l’organisation des ressources humaines dans les facultés, tout en tenant compte des ressources limitées de l’UQAM; un budget non financé par le MELS a été attribué pour accueillir les nouveaux professeurs et les coûts de l’accréditation EQUIS à l’École des sciences de la gestion ont été ajoutés au budget récurrent de l’École.
3- La sécurité physique et informatique sur le campus : un montant spécifique de 3,6 M $ avait été réservé au budget révisé 2009-2010 pour renforcer la sécurité informatique. Si les résultats financiers le permettent, un autre budget sera réservé pour renforcer la sécurité physique sur les campus de l’UQAM. En attendant, un budget spécifique a été accordé pour dispenser des programmes de formation en santé et en sécurité du travail et l’amélioration de la télé-surveillance.
4- Le soutien administratif nécessaire : il était nécessaire d’améliorer le soutien administratif compte tenu:
– de l’augmentation constante des tâches administratives dans les unités académiques et administratives, laquelle résulte de l’accroissement des obligations législatives et réglementaires gouvernementales, comportant notamment de nouvelles exigences de contrôle et de reddition de comptes;
– de l’accroissement des activités académiques;
– de l’accroissement des attentes des étudiants;
– du fait que l’UQAM est souvent moins bien dotée que les autres universités dans son appareil administratif.
Au net, en plus de l’ajout des 25,5 postes supplémentaires de professeurs autorisés par le gouvernement du Québec, l’UQAM a ajouté 18,4 postes à l’effectif permanent, financés en très grande partie à partir des budgets existants.
La vice-rectrice aux Affaires administratives et financières, Monique Goyette, a fait valoir aux membres du C.A. que «ce budget est responsable et respectueux du Plan de retour à l’équilibre 2009-2016 soumis au gouvernement du Québec. L’UQAM doit assurer une saine gestion de ses activités et de ses ressources et poursuivre sur la voie de sa relance», a-t-elle conclu.