Le Conseil d’administration a reçu le 25 novembre un rapport financier pour l’exercice 2007-2008. L’UQAM conclut cet exercice avec un déficit d’opération de 21,3 millions $, soit une amélioration de près de 10 millions $ par rapport au déficit anticipé en début d’exercice (31 M $). À la révision du 30 novembre 2007, le déficit anticipé était de 27,8 M $.
Si on exclut les frais de financement (17 M $), ce déficit d’opération se chiffre à 4,2 M $. De ce montant, une somme de 3,6 M $ a servi exceptionnellement au remboursement de certaines dettes immobilières telles l’immeuble 281 Ste-Catherine Est et le Centre Pierre-Péladeau. Ainsi, le déficit relié aux opérations de l’université se réduit à 0,6 M $, soit presque le point d’équilibre. Cependant, cet état de choses est essentiellement conjoncturel et ne garantit pas l’avenir.
Au terme de cet exercice financier, le déficit cumulé du Fonds de fonctionnement s’élève à 65 M $.
Amélioration conjoncturelle
Plusieurs événements ou développements survenus en 2007-2008, qui ne sont pas récurrents mais purement conjoncturels, expliquent l’évolution positive du déficit anticipé. Ainsi, l’UQAM a touché des revenus supplémentaires exceptionnels liés notamment à l’application des règles du financement ministériel. Le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) a, en effet, modifié en fin d’exercice le mode de versement et le calcul du niveau des EETP (étudiants équivalents temps plein) financés pour les subventions d’enseignement et de soutien. D’autres sources de revenus ont contribué également à l’amélioration de la situation budgétaire, entre autres, le loyer payé par la TÉLUQ pour l’occupation du pavillon SU du Complexe des sciences, les frais d’administration supplémentaires puisés à même les fonds de recherche et la hausse des frais de scolarité et de certains frais applicables aux étudiants en vertu des nouvelles règles ministérielles.
Globalement, les revenus de fonctionnement ont cru de 4,6 % alors que l’augmentation des dépenses s’est limitée à 2,6 % par rapport à l’exercice précédent. Parmi les éléments importants qui ont aussi favorisé la baisse du déficit anticipé, éléments tous aussi conjoncturels et non récurrents, figurent des mesures ciblées du plan de redressement, le rajeunissement du personnel, des départs à la retraite inférieurs aux prévisions, ce qui a eu pour effet de limiter l’évolution de la masse salariale.
Plusieurs de ces mesures ont permis une amélioration de la situation financière de l’université en 2007-2008, mais elles ne sont pas récurrentes et ne pourront donc pas être prises en considération au cours des prochains exercices.
Exercice 2008-2009
L’UQAM procède actuellement à la révision mi-année de son budget 2008-2009. Les résultats financiers de la dernière année seront pris en compte, de même que plusieurs autres éléments, notamment les modalités de versement des sommes annoncées cet automne par le Gouvernement pour régler dans son ensemble le dossier immobilier et son impact sur la dette, les frais financiers et la marge de crédit de l’UQAM.
Le Gouvernement s’est engagé en octobre dernier, on se rappellera, à verser 180 M $ pour le parachèvement du Complexe des Sciences ainsi que la somme de 65 M $ en subventions retenues, à créer une Fiducie et à la doter d’une somme minimale de 200 M $ pour tenir l’UQAM indemne des conséquences financières du projet de l’Îlot Voyageur.
Étant donné que les modalités de versement gouvernementales devraient être connues dans un proche avenir et que certaines analyses doivent être complétées, le budget révisé 2008-2009, en date du 30 novembre, ne pourra être présenté au Conseil d’administration qu’à sa réunion du 27 janvier prochain.
«Malgré une situation budgétaire 2007-2008 plus positive que prévue, mais conjoncturelle, de même que l’intervention gouvernementale pour soulager l’UQAM de sa dette immobilière, la situation budgétaire de notre institution demeure extrêmement fragile et commande que nous poursuivions dans le même sens», souligne la Direction, qui se dit «consciente des efforts consentis par chacune et chacun pour que l’UQAM retrouve enfin le chemin de l’équilibre budgétaire.»