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Vincent Marcangeli et Marina Cefis, lauréats du concours Relève étoile

Le doctorant et la postdoctorante en biologie reçoivent le prix Jacques-Genest du Fonds de recherche du Québec.

19 février 2026 à 14 h 09

Le doctorant en biologie Vincent Marcangeli et la stagiaire postdoctorale Marina Cefis figurent parmi les personnes lauréates du mois de février 2026 du concours Relève étoile du Fonds de recherche du Québec (FRQ). Ce concours fait la promotion des carrières en recherche et vise à reconnaître l’excellence des travaux réalisés par les étudiantes et étudiants de niveau universitaire, et ce, dans toutes les disciplines des trois secteurs couverts par le FRQ: Nature et technologies, Société et culture et Santé.

Vincent Marcangeli et Marina Cefis ont obtenu le prix Jacques-Genest, assorti d’une bourse de 1 500 dollars, pour l’article intitulé «Impact of physical activity on physical function, mitochondrial energetics, ROS production, and Ca2+ handling across the adult lifespan in men» publié dans Cell Reports Medicine. Le doctorant et la postdoctorante sont les premiers auteurs de l’article, cosigné par plusieurs chercheuses et chercheurs de l’UQAM, de l’Université de Montréal et de McGill, dont le doctorant en biologie Rami Hammad, le diplômé Jordan Granet (Ph.D. biologie), le professeur associé Jean-Philippe Leduc-Gaudet (M.Sc. kinanthropologie), la professeure Mylène Aubertin-Leheudre, le professeur associé Marc Bélanger et le professeur Gilles Gouspillou, qui supervise la thèse de Vincent Marcangeli et qui a accueilli Marina Cefis dans son laboratoire à titre de stagiaire postdoctorale.

Cette étude porte sur les fonctions mitochondriales et le vieillissement musculaire. Les déclins de la masse musculaire et des performances physiques comptent parmi les changements les plus invalidants affectant les personnes âgées, soulignent ses autrices et auteurs, mais les mécanismes moléculaires et cellulaires à l’origine de ces dysfonctions musculaires ne sont pas encore entièrement compris. Des recherches suggèrent toutefois que les dysfonctions mitochondriales pourraient jouer un rôle clé dans le phénomène, puisque les mitochondries sont impliquées dans de nombreuses fonctions indispensables à la vie humaine, comme la transformation d’énergie via la respiration mitochondriale, la production de radicaux libres et la gestion du calcium intracellulaire.

On sait que l’activité physique entraîne un impact bénéfique sur la santé en raison de ses effets positifs sur les muscles et les mitochondries. Pourtant, l’activité physique des participantes et participants est souvent négligée dans les études, et comme elle diminue avec l’âge, il devient difficile de déterminer si les dysfonctions mitochondriales sont une cause intrinsèque du vieillissement ou si elles sont les conséquences de la réduction de l’activité physique. L’implication des dysfonctions mitochondriales en tant que mécanisme primaire du vieillissement musculaire reste donc incertaine.

Pour démêler le facteur du vieillissement des adaptations mitochondriales liées à l’activité physique, les chercheuses et chercheurs ont analysé les fonctions mitochondriales du muscle chez 139 hommes physiquement actifs et inactifs âgés de 20 à 93 ans.

Les résultats montrent que l’activité physique confère une protection partielle contre le déclin des performances physiques lié à l’âge. La respiration mitochondriale reste inchangée chez les participants actifs, ce qui indique que le vieillissement en soi n’altère pas la respiration mitochondriale. Cela remet en question les théories sur les dommages oxydatifs provenant des mitochondries comme un mécanisme de vieillissement musculaire.

En revanche, la capacité de rétention du calcium mitochondrial diminue avec le vieillissement et ce, même chez les participants actifs, et est corrélée à la masse musculaire et aux performances physiques. Les données suggèrent donc très fortement que la gestion du calcium mitochondrial est un mécanisme primaire du vieillissement musculaire. Ainsi, ces travaux indiquent que cibler la gestion du calcium mitochondrial pourrait s’avérer prometteur pour traiter les troubles musculaires liés au vieillissement.