Treize étudiantes et étudiants inscrits à des cours d’allemand de l’École de langues ont participé à un séminaire offert par l’Académie européenne d’Ostzenhausen, en Allemagne, du 26 avril au 2 mai derniers. Le voyage a été organisé par le professeur Sebastian Döderlein en collaboration avec des collègues allemands et autrichiens.
Les étudiantes et étudiants de l’UQAM (et de l’Université de Montréal) se sont joints à un groupe de l’Université d’Innsbruck (Autriche) et de l’Université d’Iéna (Allemagne) pour suivre ce séminaire trilingue dont la thématique était «Se souvenir pour l’avenir – perspectives transatlantiques et défis interculturels».
«Au croisement des études culturelles, de l’histoire et de la communication interculturelle, la troisième édition de cette académie de printemps proposait une réflexion sur les rapports entre mémoire, identité et avenir, souligne Sebastian Döderlein. À travers la confrontation de perspectives européennes et canadiennes, les étudiantes et étudiants ont été invités à examiner comment les sociétés se souviennent du passé, comment la mémoire se manifeste dans l’espace public et comment elle se transforme au fil du temps.»
Réunis en équipes composées d’étudiantes et d’étudiants du Canada, de l’Allemagne et de l’Autriche, les participantes et participants ont travaillé sur des études de cas consacrées aux cultures mémorielles des trois pays. «Cette démarche comparative leur a permis de mettre en dialogue des expériences historiques, culturelles et sociales distinctes, tout en confrontant différentes approches nationales de la mémoire», précise le professeur.
Les étudiantes et étudiants ont pu approfondir leurs connaissances en assistant à des conférences, en participant à des ateliers interactifs et en prenant part à des excursions thématiques. «Les échanges ont également porté sur les convergences et les spécificités des cultures mémorielles de part et d’autre de l’Atlantique», ajoute Sebastian Döderlein.
Les participantes et participants ont eu l’occasion de visiter des sites symboliques comme les vestiges du Westwall, un ancien système de défense allemand construit dans les années 1930 en réponse à la ligne Maginot, et la Völklinger Hütte, un complexe sidérurgique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. «Cette visite a permis d’aborder la place de l’industrie et de la culture ouvrière dans la construction identitaire des régions frontalières», souligne le professeur.
Le groupe a également effectué une excursion à Strasbourg, où une visite guidée du Conseil de l’Europe a permis de mieux comprendre le rôle de cette institution dans la promotion des droits humains, de la démocratie et du dialogue interculturel en Europe. «Cette étape a montré comment la mémoire des conflits européens a contribué à l’émergence de cadres politiques et institutionnels tournés vers la coopération et la paix», note Sebastian Döderlein.
Au-delà du volet académique, cette semaine a donné aux participantes et participants la chance de vivre une immersion complète dans un environnement germanophone et de tisser des liens durables avec leurs homologues allemands et autrichiens. «Une visite du groupe austro-allemand à l’UQAM est prévue pour l’automne prochain, poursuivant ainsi cette dynamique d’échanges interculturels», se réjouit Sebastian Döderlein.
Pour réaliser leur voyage, les étudiantes et étudiants ont bénéficié d’une bourse de mobilité de l’UQAM et du soutien financier de l’Office allemand d’échanges universitaires.