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La recherche est l’affaire de toutes les universités

Les chefs d’établissement du réseau de l’UQ réagissent à une lettre signée par les recteurs de quatre universités québécoises.

14 septembre 2026 à 10 h 47

Dans leur lettre «La force scientifique du Québec est collective» publiée dans le quotidien La Presse le 13 septembre dernier, Alexandre Cloutier et les chefs des 10 établissements du réseau de l’UQ mettent en valeur l’importance pour le Québec de miser sur de la recherche menée par l’ensemble des universités. Les chefs d’établissement déplorent l’expression «universités de recherche» utilisée dans le texte publié par les recteurs de quatre universités québécoises, «Recherche scientifique – Le Québec doit élever son jeu», «comme s’il existait des universités sans recherche».

«Dès lors que la recherche fait partie intégrante de la mission universitaire, parler d’«université de recherche» relève essentiellement du pléonasme», écrivent-ils.

Relevant que toutes les universités ne sont pas identiques, qu’elles n’ont ni la même taille, ni les mêmes domaines d’expertise ou les mêmes infrastructures, les chefs d’établissement observent que cette diversité est l’une des forces du système québécois, particulièrement présente à l’Université du Québec.

Ils notent aussi que l’UQ constitue aujourd’hui l’une des grandes forces de recherche au pays, et que le financement de la recherche de ses 10 établissements réunis la place au 9e rang des universités canadiennes.

«À cette force scientifique s’ajoute une caractéristique qui nous distingue: la proximité de nos établissements avec les milieux où ils sont implantés, à Montréal comme en région, écrivent les chefs d’établissement. Cette présence permet de faire émerger des questions de recherche directement liées aux réalités québécoises. Certaines de ces recherches ne se feraient tout simplement pas ailleurs, ou ne se feraient pas avec la même connaissance du milieu.»

Les chefs d’établissement soulignent que cet ancrage territorial va de pair avec le rayonnement international, puisqu’une publication scientifique sur deux à l’UQ est réalisée en collaboration internationale.

La science «avance par la collaboration, rappellent-ils en conclusion, les grands défis dépassant largement l’échelle d’un établissement. Le Québec a ainsi raison de vouloir renforcer sa recherche universitaire. Il pourra en ce sens compter sur l’ensemble des établissements universitaires pour repousser les frontières des connaissances et répondre aux enjeux qui sont les nôtres.»