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Donna Mergler et Martine Hébert nommées à l’Ordre national du Québec

Les deux professeures sont honorées du grade de chevalière.

17 juin 2026 à 16 h 30

Les professeures Donna Mergler (sciences biologiques) et Martine Hébert (sexologie) font partie des 23 personnes qui ont été décorées de l’un des trois grades de l’Ordre national du Québec, le 17 juin, à l’Assemblée nationale. Elles ont reçu le grade de chevalière. Fondé en 1984, cet ordre constitue la plus prestigieuse reconnaissance décernée par l’État québécois. Monique Simard, à qui l’UQAM vient de remettre un doctorat honorifique, était également présente à la cérémonie pour recevoir l’insigne d’officière qui lui avait été attribué en 2025.

Donna Mergler
Photo: Émilie Tournevache

Neurophysiologiste, la professeure émérite du Départements des sciences biologiques Donna Mergler a commencé sa carrière à l’UQAM en 1970. Autrice de plus de 150 publications, elle a dirigé l’Institut des sciences de l’environnement, participé à la fondation du Service aux collectivités (SAC) et mené plusieurs recherches dans les domaines de la toxicologie et de la santé environnementale, notamment sur les impacts néfastes de contaminants, tant au Québec et au Canada que dans des pays d’Amérique latine. Elle a ainsi dévoilé les effets neurotoxiques à long terme de l’exposition au mercure chez des populations de l’Amazonie.

Donna Mergler a également dirigé le Centre de recherche interdisciplinaire sur le bien-être, la santé, la société et l’environnement (CINBIOSE), qu’elle a cofondé en 1985 avec sa collègue Karen Messing. Par la suite, le CINBIOSE, dont les études sont axées sur une approche écosystémique de la santé, a été reconnu comme centre collaborateur de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Organisation panaméricaine de la santé. Dans les années 2000, la professeure a mis sur pied les communautés de pratique en approches écosystémiques de la santé d’Amérique latine et des Caraïbes, en plus de participer à l’émergence de celle du Canada.

En 1990, Donna Mergler a reçu, avec Karen Messing, le prix Muriel-Duckworth de l’Institut canadien de recherche sur les femmes. Membre de l’Ordre de Montréal, elle a aussi obtenu, en 1995, le prix Michel-Jurdant en sciences de l’environnement, remis par l’Acfas, et le titre de Femme scientifique de distinction, en 2008, décerné par le Centre de recherche en développement international du Canada. En 2021, la publication de ses travaux sur l’association entre l’exposition prénatale au mercure, les problèmes de santé mentale et le taux de tentatives de suicide élevé chez les enfants et les adolescents de la communauté autochtone de Grassy Narrows, en Ontario, a été retenue parmi les 10 découvertes de l’année du magazine Québec Science et comme le meilleur article en épidémiologie environnementale 2020 par la Société internationale d’épidémiologie environnementale. Toujours en 2021, Donna Mergler a reçu la Médaille de l’UQAM, décernée à des personnes ayant atteint un haut degré de réalisation et de rayonnement, ou ayant rendu d’éminents services à l’Université.

Martine Hébert
Photo: Émilie Tournevache

Membre de la Société royale du Canada, la professeure du Département de sexologie Martine Hébert est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les traumas interpersonnels et la résilience, et cotitulaire de la Chaire interuniversitaire Marie-Vincent sur les agressions sexuelles envers les enfants. Elle est reconnue internationalement pour ses travaux sur la diversité des profils et trajectoires chez les jeunes victimes de violence sexuelle ainsi que sur les facteurs de protection pouvant agir sur les plans individuel, familial, social et communautaire. La professeure a également contribué à l’élaboration et à l’implantation de programmes de prévention et de services favorisant la résilience chez les victimes de traumas.

Martine Hébert a reçu plus de 52 millions de dollars en subventions de recherche, dont 12 millions à titre de chercheuse principale. Elle a codirigé les deux tomes du livre L’agression sexuelle envers les enfants (Presses de l’Université du Québec, 2011 et 2012), devenus des ouvrages de référence pour la formation des policiers et des intervenants en centre jeunesse. Elle a aussi rédigé plus de 350 articles scientifiques et une soixantaine de chapitres de livre.

Au cours de sa carrière, la professeure a reçu plusieurs distinctions, dont le prix Femmes de Mérite du Y des femmes (catégorie Éducation), en 2013, le prix Thérèse Gouin-Décarie 2014 de l’Acfas, le prix Apport exceptionnel en recherche de la Faculté des sciences humaines, en 2017, et le prix Excellence en recherche (catégorie Stress traumatique) de la Société canadienne de psychologie, en 2019. Plus récemment, en 2021, Martine Hébert a obtenu le Prix d’excellence en recherche et création (volet Leadership) du réseau de l’Université du Québec (UQ) ainsi que le prix Adrien-Pinard de la Société québécoise pour la recherche en psychologie (SQRP). En 2024, elle a été élue membre de l’Académie canadienne des sciences de la santé (ACSS), qui réunit les plus éminents scientifiques canadiens dans les domaines de la santé et des sciences biomédicales.