Deux anciennes professeures de la Faculté de communication, Danielle Maisonneuve et la regrettée Thérèse Paquet-Sévigny (1934–2025), ont été admises à la Collection des profils YOCOM – un répertoire de portraits biographiques – de la Société canadienne des relations publiques (SCRP). La collection met en lumière l’histoire, l’évolution, les défis et les réalisations de la profession à travers le parcours et l’apport de personnalités ayant contribué de façon significative au développement et au rayonnement des relations publiques canadiennes. L’annonce a été faite le 26 mai dernier lors du congrès national de la SCRP.
Danielle Maisonneuve
Reconnue comme une pionnière de l’enseignement et de la recherche en relations publiques au Québec et ailleurs, Danielle Maisonneuve a d’abord mené une carrière comme consultante et gestionnaire avant de devenir professeure à l’UQAM. Elle est la fondatrice et première titulaire de la Chaire en relations publiques et communication marketing.
Sous sa direction, cette chaire est devenue un centre d’innovation, de recherche et de collaboration, établissant des partenariats avec des organisations telles que la Société des relationnistes du Québec (aujourd’hui la SQPRP), IABC-Québec, l’Alliance des cabinets de relations publiques du Québec, l’Association des communicateurs municipaux du Québec et la Société canadienne des relations publiques.
Danielle Maisonneuve a également mis sur pied des programmes de formation novateurs, dont le premier baccalauréat en relations publiques au Québec, et signé de nombreuses publications, en plus de diriger la création de plusieurs collections d’ouvrages en communication. Elle a aussi joué un rôle majeur dans l’établissement des cadres d’une pratique éthique et responsable des relations publiques.
Thérèse Paquet-Sévigny
Pionnière de la communication internationale au service du développement, du dialogue interculturel et de la paix, Thérèse Paquet-Sévigny s’est imposée comme une figure emblématique des relations publiques et de la diplomatie de la communication. Sociologue de formation, elle a marqué l’histoire des communications par une carrière menée à la croisée des affaires publiques, des médias, du monde universitaire et des Nations Unies.
Professeure à l’UQAM de 1993 à 1999, Thérèse Paquet-Sévigny a été la première Canadienne et première femme à occuper le poste de Secrétaire générale adjointe aux Nations Unies, ouvrant de nouvelles voies pour la communication publique, la liberté de la presse et le dialogue international. Elle a su conjuguer communication, éthique, démocratie et coopération internationale, à une époque où ces enjeux prenaient une dimension planétaire.
En 1994, elle a cofondé le Réseau international des Chaires UNESCO en communication (ORBICOM), basé à l’UQAM, une initiative novatrice visant à fédérer les mondes universitaires et professionnels autour d’une communication éthique et responsable au service du développement humain. ORBICOM s’est imposé comme un réseau international de référence, rassemblant aujourd’hui plus de 65 chaires et 275 membres à travers le monde. Partageant son expertise à l’échelle internationale, canadienne et québécoise, Thérèse Paquet-Sévigny a contribué de manière active aux travaux de l’International Public Relations Association (IPRA), de la Société canadienne des relations publiques (SCRP) et de la Société des relations publiques du Québec (SRQ).