Des candidates et candidats des principaux partis politiques au Québec seront réunis, le 22 septembre prochain, pour un débat électoral organisé par l’UQAM en collaboration avec TVA. Animé par le diplômé Pierre-Olivier Zappa (B.A. communication, politique et société; M.A. communication), chef d’antenne à TVA et animateur de l’émission À vos affaires sur LCN, le débat aura lieu au Centre Pierre-Péladeau, à 18 h. Il est appuyé par la Faculté des sciences humaines, la Faculté des sciences de l’éducation et la Faculté de science politique et de droit.
Trois grands enjeux – enseignement supérieur, santé et bien-être, environnement – seront au centre des discussions. Chacun sera présenté par une experte ou un expert de l’UQAM: Isabelle Plante, professeure au Département de didactique et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les différences de genre à l’école; Janie Houle, professeure au Département de psychologie et titulaire de la Chaire de recherche sur la réduction des inégalités sociales de santé; et Philippe Gachon, professeur au Département de géographie, directeur du Réseau inondations InterSectoriel du Québec (RIISQ) et chercheur au Centre pour l’étude et la simulation du climat à l’échelle régionale (ESCER).
Elsie Lefebvre, candidate dans Berthier pour le Parti Québécois, Marc Tanguay, candidat dans LaFontaine pour le Parti libéral, Adrien D. Pouliot, candidat dans D’Arcy-McGee pour le Parti conservateur, et Roxane Milot, candidate dans Sainte-Marie-Saint-Jacques pour Québec solidaire, ont confirmé leur présence.
L’inscription au débat est gratuite et obligatoire. Elle doit se faire en cliquant sur ce lien.
Des enjeux au cœur de l’actualité
Selon Pierre-Olivier Zappa, les enjeux retenus pour le débat sont brûlants d’actualité. «Ils touchent particulièrement notre jeunesse et sont au cœur des transformations de notre société, dit-il. Mais, dans le tumulte d’une campagne électorale, ces thèmes n’ont pas toujours l’attention qu’ils méritent. Avoir le privilège de s’y attarder plus en profondeur dans des échanges avec les partis politiques devrait permettre aux gens qui assisteront au débat d’avoir une idée plus claire et plus juste, et ultimement de prendre une décision éclairée le 5 octobre prochain.»
Pour Isabelle Plante, l’enjeu de l’enseignement supérieur mérite une place centrale dans les débats portant sur l’avenir du Québec. «L’éducation ne sert pas seulement à transmettre des connaissances, mais aussi à former des citoyennes et citoyens capables de réfléchir, de participer à la vie démocratique et de contribuer au bien commun, observe la professeure. Investir dans l’enseignement supérieur, c’est investir collectivement dans l’avenir du Québec, en soutenant le développement des connaissances qui éclairent les décisions publiques et amènent des solutions aux grands défis de notre société.»
Sa collègue Janie Houle rappelle, pour sa part, que la santé est, de loin, le poste de dépenses le plus important de l’État québécois. «L’espérance de vie s’améliore, mais les inégalités sociales de santé se creusent, souligne la chercheuse. Il est important de connaître ce que les partis politiques proposent comme actions concrètes pour améliorer la santé et le bien-être de toutes les Québécoises et de tous les Québécois.»
De son côté, Philippe Gachon insiste sur l’importance que le prochain gouvernement s’engage rapidement dans des actions pour l’environnement afin de protéger sa population et les générations futures, et d’assurer leur prospérité. «Alors que les changements climatiques s’accélèrent à l’échelle globale, y compris au Québec, mener des actions dans ce domaine, c’est aussi décider collectivement dans quel monde nous voulons vivre durablement.»
Une formule de débat gagnante
Lors des élections québécoises de 2022, Pierre-Olivier Zappa avait aussi animé le débat organisé par l’UQAM, sa première expérience du genre. «Cette année, nous reprenons la même formule, que j’aime beaucoup. Elle permet à des expertes et experts d’exposer de façon claire et neutre des enjeux sur lesquels ils ont beaucoup réfléchi, contribuant ainsi à enrichir la discussion avec les candidates et candidats.»
Aujourd’hui, le chef d’antenne se dit encore plus enthousiaste à l’idée d’animer le débat. «L’élection est plus serrée, observe-t-il. Comme mon rôle durant la campagne est de suivre les luttes un peu partout au Québec, je constate que le nombre d’électrices et d’électeurs indécis est élevé. La première partie de la campagne a été un peu monopolisée par la guerre commerciale entre le Canada et les États-Unis, ce qui a relégué au second plan d’autres enjeux importants, comme ceux dont nous discuterons le 22 septembre.»
Pierre-Olivier Zappa estime que les défis lors du débat seront d’assurer un équilibre dans le temps de parole, de favoriser des échanges cordiaux et d’inciter les candidates et candidats à livrer le fond leur pensée sans faux-fuyant et sans langue de bois.
«S’engager politiquement aujourd’hui exige beaucoup de courage, note le journaliste. Les candidates et candidats ont des visions différentes, se battent pour leurs idées et leurs valeurs. Mais, au-delà des rivalités, ils ont tous et toutes la conviction de pouvoir améliorer le Québec d’aujourd’hui et de demain.»
Pour visionner la vidéo où le chef d’antenne de TVA présente le débat, il faut cliquer sur ce lien.