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Nouvelle concentration au bac en gestion du tourisme et de l’hôtellerie

Une spécialisation en gestion du tourisme culturel, patrimonial et autochtone s’ajoute aux concentrations existantes.

Par Jean-François Ducharme

8 avril 2025 à 16 h 37

À compter de l’automne 2025, une nouvelle concentration en gestion du tourisme culturel, patrimonial et autochtone s’ajoutera au baccalauréat en gestion du tourisme et de l’hôtellerie. «Cette concentration attirera particulièrement les personnes qui s’intéressent aux dimensions culturelles du tourisme, affirme Jean Lagueux, professeur au Département d’études urbaines et touristiques. Elle conduira à des emplois dans des musées, des sites historiques patrimoniaux ou religieux, des festivals ou des événements artistiques et culturels.»

À la différence des trois autres concentrations – en gestion du tourisme, en gestion des organisations et des destinations touristiques ainsi qu’en gestion hôtelière et de restauration –, qui comptent 12 cours de tronc commun en gestion et qui mènent à un grade de bachelier en administration des affaires (B.A.A.), la nouvelle concentration compte seulement sept cours de tronc commun et mène à un grade de bachelier ès sciences de la gestion (B.Sc.G.) «Nous avons fait le choix de minimiser les cours qui abordent la finance et la comptabilité afin de donner plus de place au contenu culturel et touristique», souligne le directeur du programme.

Après avoir acquis des bases en gestion, les étudiantes et étudiants de la concentration suivront des cours sur des sujets tels que les stratégies des entreprises touristiques et hôtelières, la gestion des relations socioprofessionnelles, l’action culturelle, le patrimoine touristique, les politiques de développement culturel ainsi que les mondes, savoirs et cosmologies autochtones. Des cours au choix en animation culturelle, en études autochtones, en patrimoine, en muséologie ou en diffusion de l’art complètent la formation.

Des milieux de travail diversifiés

Créé au début des années 1970, le bac en gestion du tourisme et de l’hôtellerie a une excellente réputation dans l’industrie touristique et hôtelière. «Nous avons formé des milliers de personnes diplômées qui œuvrent dans une grande variété de secteurs, souligne Jean Lagueux. L’association étudiante en gestion du tourisme et de l’hôtellerie (AÉGTH) est très active et contribue à créer un écosystème par ses événements de réseautage.»

Le programme attire des candidates et des candidats qui recherchent des milieux de travail diversifiés, autant à l’intérieur qu’à l’extérieur qu’en zones urbaines, en région ou dans des sites de villégiature. Durant leur carrière, les personnes diplômées seront appelées à travailler dans une diversité d’entreprises et avec des horaires de travail atypiques ou saisonniers. «Pour travailler dans ce domaine, ça prend de bonnes habiletés relationnelles et sociales, un esprit nomade ainsi qu’une grande ouverture d’esprit», confie le professeur.

Les concentrations menant au grade de B.A.A. forment des gestionnaires de premier plan. La formation permet d’analyser les problématiques du secteur touristique national et international et de gérer des entreprises de services touristiques, dont les établissements hôteliers et de restauration, en visant des objectifs de qualité, d’efficacité et de productivité.

La concentration en gestion des organisations et des destinations touristiques permettra de travailler, par exemple, en tourisme d’aventure, dans les stations de ski, les parcs thématiques, les offices de développement touristique, les spas, pourvoiries, campings, festivals et événements. La concentration en gestion hôtelière et de restauration sera davantage ciblée vers les hôtels, les restaurants, les services alimentaires et les résidences pour personnes âgées, alors que celle en gestion du tourisme formera des généralistes à l’aise dans les deux types de milieux. «Elle pourrait intéresser une personne qui aimerait ouvrir un restaurant en Gaspésie, mais qui n’a aucune connaissance du développement territorial touristique, par exemple», illustre le professeur.

Jean Lagueux concède que l’industrie touristique a connu plusieurs perturbations au cours des dernières années. «Il y avait une importante pénurie de main-d’œuvre avant la pandémie, mais les exigences de confinement ont ralenti les activités touristiques», explique-t-il. Lorsque le tourisme est revenu à la normale, les hôtels et restaurants ont embauché beaucoup d’immigrants ayant des permis de travail temporaires. «Les récentes restrictions sur l’immigration ont fait en sorte que nous retournons vers une pénurie», dit le professeur.

Cheminement DEC-BAC et certification de l’ONU

En plus du baccalauréat, le programme offre un cheminement intégré DEC-BAC offert conjointement avec l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec (ITHQ).

Le bac possède la certification Tourism Education Quality de l’ONU, puisque les cours intègrent les principes du Code mondial d’éthique visant le développement responsable et durable du tourisme.

Les trois concentrations menant au grade de B.A.A. offrent des cheminements coopératifs, qui permettent d’acquérir une expérience professionnelle à travers trois stages rémunérés. Les concentrations en gestion des organisations et des destinations touristiques ainsi qu’en gestion du tourisme culturel, patrimonial et autochtone proposent quant à elles un profil Honor aux personnes ayant de bons résultats et un intérêt pour les cycles supérieurs.

Il est possible de faire une demande d’admission avant le 1er août pour l’automne 2025.