L’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a accueilli, le 20 mars dernier, le lancement du réseau CommunAutés Rurales et Éloignées en santé (CARES) codirigé, notamment, par le professeur du Département des sciences biologiques Benoit Barbeau (M.Sc. biologie, 1991). Ce nouveau réseau vise à répondre au manque de services de santé et de services sociaux dans les régions rurales et éloignées du Québec.
Dirigé par la professeure Cathy Vaillancourt, de l’INRS, et codirigé par ses collègues Benoit Barbeau, Martin Descarreaux, de l’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), et Marie-Hélème Morin, de l’Université du Québec à Rimouski (UQAR), CARES a pour objectifs d’améliorer la santé, les soins et les services sociaux, tout en prévenant la maladie dans ces régions.
Financé par le Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS) en partenariat avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, à hauteur de 4 millions de dollars depuis avril 2024, le réseau CARES fait partie des 15 réseaux dont l’objectif est d’exercer un leadership rassembleur auprès de la communauté scientifique québécoise et de créer une plus grande cohésion autour de thématiques ciblées.
«Nous sommes très heureux que le FRQS ait accordé un financement à notre réseau, qui vise à contribuer au bien-être des communautés rurales et éloignées du Québec, souligne Benoit Barbeau, un expert en virologie ainsi qu’en biologie cellulaire et moléculaire. Notre mission est de mieux comprendre les besoins de ces communautés et de leur apporter un soutien essentiel afin de combler les lacunes importantes qui les touchent sur le plan des soins de santé et des services sociaux.»
En tant que codirecteur du réseau, le professeur contribuera à définir les différentes activités qui seront organisées au cours des prochains mois. «Le lancement de concours de bourses et le financement de projets structurants feront aussi partie de mes tâches en plus de la participation au comité scientifique, dit-il. Mon implication inclura également l’animation de certains groupes de travail associés avec d’autres réseaux thématiques et l’organisation d’une conférence internationale en santé durable, prévue pour 2028.»
Benoit Barbeau mène plusieurs projets de recherche qui s’inscrivent dans l’un des cinq axes de recherche du réseau, soit celui intitulé «Naître et vivre en santé». Les autres axes sont «Vieillir en santé», «Prévenir et atténuer les situation de vulnérabilité», «Anticiper et s’adapter aux changements systémiques» et «Construire les trajectoires de santé durable».
Les indicateurs de santé des populations des régions rurales et éloignées, tels que l’espérance de vie, le taux d’occurrence de nombreuses pathologies et les enjeux de santé mentale, mettent en relief un désavantage comparativement aux régions urbaines et périurbaines, rappelle Cathy Vaillancourt, directrice du réseau.
Le CARES misera sur des approches novatrices de recherche, de formation et d’animation scientifiques ancrées dans des partenariats locaux avec les milieux communautaires, cliniques et de pratique, tels que les centres de soins, de réadaptation et de santé mentale. La création de groupes de travail permettant la mise en commun des expertises du milieu permettra de se pencher sur des thématiques comme la santé nordique, la santé mondiale en régions éloignées ou encore la santé autochtone et les trajectoires de soins et services aux populations en situation de vulnérabilité dans les milieux ruraux et éloignés.
«Je suis fière de voir CARES compter parmi les réseaux thématiques du Fonds de recherche du Québec, déclare Carole Jabet, vice-présidente Recherche, Direction scientifique et directrice Oncopole au Fonds de recherche du Québec – Santé. La transformation de nos systèmes de santé commence sur le terrain, avec les chercheuses et chercheurs, les personnes des milieux utilisateurs et de pratique ainsi que la population.»