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Marie-Aude Boislard en résidence à l’Université Paris Cité INSERM

La professeure de sexologie reçoit une bourse dans le cadre du programme de résidence Sciences-Société Québec-France.

18 décembre 2025 à 14 h 10

Mis à jour le 22 décembre 2025 à 8 h 48

La professeure du Département de sexologie Marie-Aude Boislard (Ph.D. psychologie développementale, 2010), titulaire de la Chaire de recherche du Canada en sexologie développementale (Chaire SexoDev), a obtenu une bourse de 5 000 dollars dans le cadre du programme de résidence Sciences-Société Québec-France. Grâce à cette bourse, la professeure effectuera une résidence scientifique à l’Université Paris Cité Inserm, du 27 décembre 2025 au 17 janvier 2026. Ce programme de résidence est porté par le Consulat de France au Québec, en partenariat avec la Cité internationale de la langue française à Villers-Cotterêts.

Le projet de résidence vise à structurer une collaboration transnationale afin de renforcer la découvrabilité des contenus scientifiques francophones en sexologie développementale et en santé sexuelle. Face à la domination anglophone des contenus en ligne, il s’agit de valoriser des savoirs produits en français sur la sexualité des jeunes. La résidence s’appuiera sur l’interdisciplinarité et la mise en commun d’expertises bio-psycho-sexo-sociales. Elle offrira une occasion privilégiée d’explorer comment les sciences sociales et biomédicales peuvent se rejoindre pour améliorer les stratégies de transfert des connaissances destinées vers les publics de jeunes afin de soutenir leur développement et leur santé sexuelle.

Également directrice du Laboratoire de recherche sur le développement sexuel de l’adolescent et du jeune adulte, Marie-Aude Boislard mène des travaux sur les transitions normatives, les points tournants et les trajectoires dans les domaines sexuel, amoureux, relationnel et social. Ses recherches ont théorisé l’asynchronie sexorelationnelle et examiné empiriquement les prédicteurs, les corrélats et les conséquences de la précocité et de la tardivité dans les jalons développementaux que sont la puberté, les premières fréquentations amoureuses, la transition à une vie sexuelle active avec partenaire et à la conjugalité. Avec son équipe, elle a documenté les défis vécus par les personnes traversant ces transitions normatives en décalage avec leurs pairs et en dehors des normes des «horloges sociales» ainsi que la stigmatisation qu’elles subissent. Ces dernières années, elle s’est aussi intéressée aux personnes qui n’accomplissent pas les tâches développementales attendues à leur âge (virginité et inexpérience sexuelle à l’âge adulte émergent, célibat perpétuel à l’âge adulte établi).