L’organisme MU a dévoilé, le 19 février, Danse dans la nuit, une œuvre multidisciplinaire projetée en permanence sur DAMIERS 2023, la plus haute murale à Montréal. Il s’agit de la deuxième phase du projet qui rend hommage à Françoise Sullivan, figure iconique de l’art contemporain au Québec. L’UQAM est partie prenante de ce projet qui se déploie sur la façade de l’hôtel Hyatt Place, à l’angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Hubert, au cœur du Quartier latin. L’œuvre monumentale a été inaugurée en octobre 2023, à l’occasion du centième anniversaire de naissance de Françoise Sullivan
Danse dans la nuit propose deux œuvres permanentes conçues par les artistes d’animation multimédia Elizabeth Laferrière (B.A. design graphique, 2012), également chargée de cours à l’École de design, et Sébastien Samyn. Les projections s’intègrent à la partie centrale de la murale et revisitent une performance emblématique de Françoise Sullivan, Danse dans la neige, réalisée en 1948 et considérée comme une œuvre fondatrice de la danse contemporaine au Canada. À travers des techniques d’animation graphique et d’éclairage, les projections insufflent une dimension innovante à l’œuvre murale, alliant danse, arts visuels et nouvelles technologies. D’une durée de cinq minutes chacune, les projections multimédia peuvent être vues du crépuscule jusqu’à minuit toute l’année, une fois toutes les heures. Lors de la Nuit Blanche 2025, le 1er mars, l’œuvre sera diffusée en continu toute la nuit.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités, dont Françoise Sullivan et les artistes Elizabeth Laferrière et Sébastien Samyn, Marie Plourde, responsable de la culture, du patrimoine, de la gastronomie et de la vie nocturne au sein du comité exécutif de la Ville de Montréal, Elizabeth-Ann Doyle, directrice générale et artistique de MU, le recteur Stéphane Pallage ainsi qu’Yves Lalumière et Marie-Dominique Boucher, respectivement président-directeur général et directrice, développement de la destination, à Tourisme Montréal.
«Je me suis permis de remercier Françoise Sullivan pour cent une années de création artistique et pour cette révolution par l’art qu’elle a contribué à lancer, révolution sans laquelle le Québec ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui, a souligné Stéphane Pallage dans un message adressé à la communauté universitaire, le 20 février. À l’heure où les institutions s’effritent au sud de la frontière, il est essentiel de célébrer la liberté qui est la nôtre, liberté qu’en quelque sorte elle nous a donnée.»