La professeure du Département de sociologie Louise Vandelac et l’agente de recherche à l’Institut des sciences de l’environnement Marie-Hélène Bacon (Ph.D. sociologie, 2014) comptent parmi les quelque 40 spécialistes internationaux en toxicologie des pesticides et des polluants à avoir cosigné l’article Scientists’ warning: we must change paradigm for a revolution in toxicology and world food supply. L’article a été publié le 4 novembre dernier dans la revue scientifique révisée par les pairs Environmental Sciences Europe. Basée en Allemagne, la revue a été fondée en 1989 et est offerte en libre accès depuis 2011.
«Nous dénonçons la teneur, les biais et les fraudes des évaluations réglementaires actuelles des pesticides et des produits toxiques, lesquels conduisent à une alimentation délétère mondiale, des impacts sanitaires majeurs et la destruction de la vie sur Terre», souligne Marie-Hélène Bacon, qui est aussi coordonnatrice du Collectif de recherche écosanté sur les pesticides, les politiques et les alternatives et chercheuse associée au Centre de recherche interdisciplinaire sur le bien-être, la santé, la société et l’environnement à l’Institut Santé et société, au Réseau québécois de recherche en agriculture durable et au Centre de recherche québécois sur l’eau.
Afin de réduire les risques liés à la santé et à l’environnement, les auteurs, qui proviennent de cinq continents, proposent de revoir les normes, la réglementation, les modalités d’homologation des produits ainsi que les modes de production agricole en vigueur actuellement. «Nous appelons à un changement de paradigme en toxicologie ainsi qu’au développement des pratiques agroécologiques, indispensable pour la biosphère, notre alimentation et notre devenir», conclut Marie-Hélène Bacon.