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La chimie à la rescousse de l’environnement

Les matériaux fonctionnels avancés ont un impact important dans le développement durable des technologies.

Série

Acfas 2025

Par Jean-François Ducharme

6 mai 2025 à 10 h 23

Les matériaux fonctionnels avancés – des matériaux issus de processus chimiques comme les polymères, les nanomatériaux ou des matériaux magnétiques et électroniques – se développent à une vitesse fulgurante. «Dans les années 1990, les ouvrages de référence dans le traitement des eaux disaient que la désalinisation de l’eau de mer par procédés membranaires n’arriverait jamais parce que ce n’était pas rentable, illustre le professeur du Département de chimie François Perreault. Or, les procédés membranaires constituent aujourd’hui la principale technologie pour la désalinisation. En 30 ans, on est passé de quelque chose d’impossible à quelque chose de viable et de performant simplement par des avancées dans le développement des matériaux.»

De la décontamination de l’environnement à la production d’énergie renouvelable, en passant par la valorisation des ressources et l’agriculture, quels matériaux permettront d’atteindre les objectifs de développement durable établis par l’ONU? C’est la question à laquelle tentera de répondre le colloque Matériaux fonctionnels pour le développement durable (7 mai), organisé par François Perreault et la professeure de l’École de technologie supérieure Claudiane Ouellet-Plamondon.

Le colloque sera l’occasion de présenter les dernières réalisations des membres et collaborateurs du Centre québécois sur les matériaux fonctionnels (un regroupement interuniversitaire financé par le Fonds de recherche du Québec – Nature et Technologies).

Parmi les projets présentés, mentionnons une batterie lithium-ion développée avec des matériaux organiques, des structures à base de thiophène pour extraire l’or des déchets électroniques ainsi qu’un capteur de contaminants portable fabriqué à partir d’un biopolymère. «Le colloque couvre tout le spectre des avancées technologiques, du développement fondamental jusqu’aux applications concrètes», soulignent François Perreault et Claudiane Ouellet-Plamondon.

Plusieurs membres du Département de chimie participent au colloque, dont les professeurs David Dewez, Abdelkrim Azzouz, Ali Nazemi, Steen Brian Schougaard, Mohamed Siaj et Joshua Byers, et les étudiantes et étudiants Roumaissa Djidja, Marie-Claude Ricard, Loveline Domingue, Imane Ennaji, Zhiyuan Peng, Yilu Su, Amir Khojastehnezhad, Marwa Chaaben, Ngara Diouf et Théo Cha-Cossette.