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Un ambassadeur de l’UQAM à Laval

Amar Belhal dirige les campus de Laval et de Lanaudière depuis plus de 20 ans.

Par Pierre-Etienne Caza

7 novembre 2023 à 10 h 39

L’UQAM célèbre cet automne ses 40 ans de présence à Laval et son meilleur ambassadeur est sans conteste Amar Belhal (M.B.A., 2002), chargé de gestion responsable des campus de Laval et de Lanaudière depuis le début des années 2000. Au cours de ces 20 dernières années, Amar Belhal a diversifié l’offre de programmes, piloté quelques déménagements et formé des équipes compétentes, tout en assistant à une hausse marquée du nombre d’étudiantes et d’étudiants sur les deux campus.

«Nous bénéficions désormais de locaux exceptionnels et d’outils technologiques qui n’ont rien à envier au campus du centre-ville», observe le chargé de gestion à propos du campus de Laval, où se trouve son bureau – les locaux sont situés depuis 2019 dans le pavillon Guy-Rocher du Collège Montmorency.

Amar Belhal est fier de représenter l’UQAM dans la couronne nord de Montréal. «Je suis impliqué au sein de nombreux comités, notamment auprès du Pôle lavallois d’enseignement supérieur en arts numériques et économie créative (PLAN) et de la Table éducation de Lanaudière. Je travaille aussi étroitement avec Laval Économique. Je suis au courant de tout ce qui se passe à Laval!», souligne-t-il en riant.

Une famille établie à Laval

Originaire d’Algérie, Amar Belhal est arrivé au Québec en 1993 avec une licence en commerce international. Il a été embauché au Service de formation sur mesure de l’UQAM en 1995. «Un emploi à l’Université était parfait puisqu’il s’agissait d’un milieu stimulant me permettant de demeurer à la page», se souvient-il. Il a occupé les postes d’agent d’information, de responsable des communications/marketing et de coordonnateur.

C’est grâce à sa conjointe, inscrite à la maîtrise en microbiologie à l’Institut Armand-Frappier, que le couple a découvert Laval. La famille y habite depuis 1998.

Un nouveau défi

Nommé coordonnateur du campus de l’UQAM à Laval en 2003, Amar Belhal s’est vu confier un an plus tard la gestion supplémentaire du campus de Lanaudière (ce dernier était situé à Repentigny, avant d’être relocalisé à L’Assomption, puis à Terrebonne, où il se trouve depuis 2010).

À l’époque, l’UQAM offrait environ 45 cours par trimestre à Laval, sur une seule plage horaire, celle du soir, de 18 h à 21 h, pour un total de 1500 étudiants. «Nous étions six employés, nous vendions les manuels de cours sur place, nous gérions une liste d’attente pour les cours qui affichaient complet, nous participions aux activités de recrutement et de promotion pour faire connaître les programmes», raconte le gestionnaire.

Amar Belhal se réjouit d’avoir étoffé l’offre de programmes dans les deux campus au fil des ans. «J’ai participé à de nombreuses réunions de comités de programme pour mettre en lumière la pertinence d’offrir les programmes dans la couronne nord, précise-t-il. C’est ainsi que nous avons pu ramener des programmes comme le certificat en finance et le certificat en marketing, ou des programmes nouvellement créés, comme le certificat en dynamiques entrepreneuriales.»

Multiplication de l’offre

Les choses ont bien changé en 20 ans. En 2012, le campus de Lanaudière à Terrebonne a été le premier centre de l’UQAM en région métropolitaine à offrir des cours de jour, un succès instantané qui a été repris dans les autres campus.

Ainsi, depuis le déménagement de 2019, le campus de l’UQAM à Laval offre plus de 120 cours par trimestre sur trois plages horaires à un total de 5 000 étudiantes et étudiants. «Il a fallu instaurer de nouvelles procédures, notamment pour ne pas dédoubler l’offre de cours entre Laval et Lanaudière, dont le campus accueille environ 2 000 étudiants par trimestre», souligne Amar Belhal.

Diplômé de la dernière cohorte du MBA à Laval en 2002, Amar Belhal souhaitait vivement pouvoir l’offrir à nouveau dans sa ville d’adoption. «L’École des sciences de la gestion de l’UQAM souhaitait pouvoir assurer la présence de personnel la fin de semaine – le programme se donne les week-ends – et disposer de locaux multimédia et multifonctionnels adéquats. Nous avons donc aménagé une salle dédiée au MBA.» Le programme est à nouveau offert à Laval depuis le trimestre d’automne 2019.

Formations en demande

Sur quelque 25 programmes offerts à Laval, 70 % sont de l’ESG UQAM. Le reste est composé de programmes de la Faculté des sciences de l’éducation (trois certificats), de la Faculté des arts (certificat en arts visuels), de la Faculté de communication (certificat en intervention psychosociale) et de la Faculté des sciences humaines (certificat en psychologie). À Terrebonne, on offre une douzaine de programmes en gestion.

Les programmes les plus populaires à Laval sont le certificat en administration, le certificat en comptabilité générale, le bac en administration des affaires et le bac en sciences comptables. «Le certificat en éducation à la petite enfance est aussi prisé, car les candidates et candidats potentiels pour ce programme habitent hors de l’île de Montréal», analyse Amar Belhal.

Le gestionnaire a noté un changement dans les cohortes étudiantes au cours des dernières années. «Lorsqu’il n’y avait qu’une seule plage horaire en soirée, il s’agissait d’adultes sur le marché du travail, mais depuis l’ajout de plages le jour, les diplômés du cégep sont majoritaires. Ils apprécient particulièrement la formule du bac par cumul, car ils peuvent amorcer un certificat tout en travaillant.»

La formule DEC-BAC en administration des affaires et DEC-BAC en sciences comptables, avec le Collège Montmorency, est une autre formule qui fonctionne bien, observe-t-il. «D’autres projets de cet ordre sont à l’étude», précise-t-il.

Des espaces accueillants

Être logé au Collège Montmorency est en soi une stratégie porteuse, constate Amar Belhal. «Il y a 8 200 étudiants au cégep et l’UQAM y occupe des locaux lumineux et modernes au quatrième étage d’un nouveau bâtiment. Sans même traverser la rue, les étudiantes et étudiants du cégep viennent au campus de l’UQAM pour faire leurs travaux et profiter de nos espaces.»

Il n’y a pas que les cégépiennes et cégépiens lavallois qui semblent apprécier l’UQAM. «De plus en plus de profs et de chargés de cours viennent enseigner à Laval depuis 2019 et les commentaires que nous recevons sont très positifs, relève Amar Belhal. Nos locaux sont exceptionnels et les équipements que nous offrons sont à la hauteur des attentes du corps enseignant.»

Lorsque parents, amis et connaissances lui demandent conseil, le chargé de gestion met chaque fois de l’avant les programmes de l’UQAM au centre-ville, à Laval ou à Terrebonne. «C’est même une affaire de famille: j’ai recommandé l’UQAM à mon frère, aujourd’hui diplômé et attaché d’administration à la Faculté de communication, et ma fille est inscrite au bac en administration des affaires. Elle a même convaincu ses amies de venir étudier avec elle à Laval!»

Une compréhension des enjeux

Amar Belhal souhaite participer au cours des prochaines années à la bonification de l’offre de programmes dans les campus de l’UQAM en région métropolitaine. «Amar possède une compréhension des enjeux et une vision exceptionnelle du développement des campus de l’UQAM. Son expérience m’a été précieuse lorsque je suis arrivée en poste», témoigne sa collègue Sandra Smith, chargée de gestion responsable des campus de Longueuil (depuis 2016) et de la Montérégie-Ouest (2021).

En collaboration avec l’agente de recherche et de planification Mélanie Hamel, du Bureau des études, les deux chargés de gestion déposeront prochainement un rapport sur les besoins de formation en lien avec la pénurie de main-d’œuvre dans les différentes régions où l’UQAM est implantée. Le gestionnaire des campus de Laval et de Lanaudière espère également participer à bonifier l’expérience étudiante sur les campus.

Lorsque le moment de la retraite sera venu, Amar Belhal quittera l’UQAM la tête en paix. «On dit qu’un bon leader doit savoir s’entourer et former les gens pour ainsi devenir inutile auprès de ses équipes de travail. J’espère avoir réussi dans les deux campus», conclut-il.