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Le journaliste de TVA Hadi Hassin en visite à l’UQAM

Le diplômé est venu discuter de sa relation avec les médias socionumériques dans un cours de communication.

Par Pierre-Etienne Caza

9 novembre 2023 à 14 h 00

Le nouveau chef d’antenne du TVA 18 h et du TVA 22 h du week-end, Hadi Hassin (B.A. communication/journalisme, 2016), était de passage à l’UQAM, le 7 novembre dernier, pour échanger avec les étudiantes et étudiants du cours Pratiques rédactionnelles en contexte numérique à l’invitation de la chargée de cours de l’École des médias Laurence Grondin-Robillard.

Dans le cadre de ce cours offert au baccalauréat en communication (médias numériques), Laurence Grondin-Robillard reçoit plusieurs invités afin de discuter de leur relation avec les médias socionumériques.

Hadi Hassin a été généreux avec le groupe. Il est revenu brièvement sur sa formation à l’UQAM, ayant fait ses premières armes sur le terrain à CHOQ, au Montréal Campus et à L’Esprit simple, avant d’obtenir des stages au 98,5 FM et au Huffington Post Québec. «Le professeur qui m’a le plus marqué est Jean-Hugues Roy, qui est un mentor pour moi, et avec qui j’ai gardé contact», souligne-t-il.

Il a réalisé ses premières chroniques télé pour Vlog, un magazine piloté par Dominic Arpin (B.A. communication, 1993). «Ce fut une rencontre déterminante dans ma carrière», raconte Hadi Hassin, qui a par la suite été remarqué et embauché par Radio-Canada, où il a travaillé pendant cinq ans. Il a fait le saut chez TVA en juin dernier. «Je suis reporter terrain durant la semaine et animateur du bulletin de nouvelles durant le week-end», précise celui qui n’a pas encore 30 ans.

Puisque le TVA 18 h et le TVA 22 h du week-end rejoignent entre 800 000 et 1 million de téléspectateurs, Hadi Hassin est devenu une figure connue du public du jour au lendemain. «On m’aborde désormais dans la rue pour me parler, me féliciter ou même critiquer mon travail», dit-il en riant.

Le journaliste ne s’est pas défilé lorsque Laurence Grondin-Robillard a évoqué les compressions massives annoncées par son employeur le 3 novembre dernier. «Ce fut un choc, une journée difficile remplie de pleurs et d’émotions pour plusieurs collègues, raconte-t-il. C’est la dure réalité d’une entreprise privée.»

Une préférence pour le réseau X

Très peu d’Instagram, de Facebook ou de Tik Tok pour Hadi Hassin, qui préfère de loin le réseau social X (il y compte plus de 25 000 abonnés) pour publier des infos, en relayer d’autres et interagir avec les gens. «TVA m’a recruté en raison de la portée de mon compte sur X», affirme-t-il.

Le réseau social est devenu pour lui un véritable outil de travail. «Je reçois des infos et je contacte mes sources par X. Je passe rarement par les canaux officiels si je veux joindre des élus, illustre-t-il. Je leur envoie un message en privé et j’obtiens une réponse rapidement.»

Il n’est pas évident de couvrir les tensions vécues au Québec ces derniers temps dans la foulée du conflit entre Israël et le Hamas, reconnaît Hadi Hassin, dont le père est irakien et la mère libanaise. Voilà pourquoi il se fait un devoir de relayer des informations provenant des deux camps, essuyant chaque fois son lot de critiques et d’agressivité d’un côté comme de l’autre. «Comme journaliste, j’ai un devoir de neutralité, d’objectivité et d’équité envers les sujets que je couvre, mais sur X, ça dérape inévitablement dans les commentaires…»

Malgré cela, il n’est pas près d’abandonner le réseau social d’Elon Musk. «Les gens qui l’utilisent à bon escient sont passionnés d’information comme je le suis et cela permet de susciter des débats, ce qui est sain dans une société démocratique», conclut-il.