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Près de 2 M$ en subventions des IRSC

Mylène Aubertin, Kim Lavoie et Nicolas Pilon obtiennent un financement pour développer trois projets en santé.

Par Jean-François Ducharme

9 novembre 2022 à 15 h 54

Trois projets uqamiens ont été retenus lors du dernier concours des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC).

Une équipe dirigée par la professeure du Département des sciences de l’activité physique Mylène Aubertin a obtenu un financement de 943 344 dollars sur quatre ans pour développer un projet visant à optimiser la transition des soins chez les personnes âgées. Kim Lavoie, professeure au Département de psychologie, a reçu une subvention de 952 426 dollars sur trois ans afin de poursuivre l’étude internationale iCare sur les attitudes, les préoccupations et les comportements liés à la COVID-19. Le professeur du Département des sciences biologiques Nicolas Pilon a quant à lui obtenu une subvention de transition de 100 000 dollars pour poursuivre la recherche sur le syndrome CHARGE, un ensemble de graves anomalies congénitales qui touche environ 1 nouveau-né sur 10 000.

Optimiser la transition des soins chez les personnes âgées

Mylène Aubertin est la chercheuse principale à la tête d’une équipe de 10 professeurs et professeures – dont fait partie Raquel Fonseca du Département des sciences économiques et Hafedh Mili du Département d’informatique – qui travaille sur le projet Optimiser la transition des soins entre les différents milieux avec l’apport de la technologie pour favoriser la santé et l’autonomie des personnes âgées fragilisées vivant ou non en régions éloignées. Ce projet sera mené en collaboration avec le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

Bien que la plupart des personnes âgées veuillent maintenir une vie active le plus longtemps possible, le tiers de celles qui ont été hospitalisées une première fois seront de nouveau hospitalisées ou admises dans un CHSLD dans un intervalle de moins de six mois. Les transitions multiples et mal planifiées entre le domicile et l’hôpital, le déconditionnement et la sédentarité contribuent à la détérioration de leur état de santé.

Pour contrer cette tendance, l’équipe de recherche dirigée par Mylène Aubertin propose de faciliter les transitions entre le domicile et l’hôpital en ciblant trois volets qui s’appuient sur des technologies de santé numériques et une approche multidisciplinaire: le dépistage des personnes bénéficiant des services de soutien à domicile; l’accompagnement pour faciliter la transition de l’hôpital vers le domicile; et la prescription de programmes d’activité́ physique adaptée afin d’aider les personnes hospitalisées à retrouver leur mobilité. «En plus d’améliorer la transition des soins, notre projet réduira le fardeau sociétal et économique lié à cette problématique qui a été́ exacerbée par la pandémie», souligne la chercheuse.

Une nouvelle phase pour l’étude iCare

Entre mars 2020 et janvier 2022, près de 70 000 personnes dans 175 pays ont répondu à l’un des 15 sondages effectués dans le cadre de l’étude internationale iCARE, qui vise à comprendre les attitudes, les préoccupations et les comportements liés à la COVID-19 en relation avec les politiques de santé publique et les mesures de prévention. Codirigée par la professeure du Département de psychologie Kim Lavoie et le professeur de l’Université Concordia Simon Bacon en collaboration avec le Centre de médecine comportementale de Montréal, un centre de recherche et de formation universitaire conjoint de l’UQAM, du CIUSS du Nord-de-l’Île de Montréal et de l’Université Concordia, l’étude avait déjà obtenu plus de 638 000 dollars des IRSC au printemps 2021.

Bien que les mesures sanitaires aient été assouplies au cours de la dernière année, l’Organisation mondiale de la santé prévoit l’émergence de nouveaux variants qui pourraient inciter les gouvernements à réintroduire des mesures préventives. La subvention actuelle permettra à l’équipe de continuer à sonder la population de différents pays – notamment le Canada, l’Italie, l’Irlande, la France, l’Australie et la Colombie –, surtout si de nouvelles mesures sanitaires devaient être introduites.

Améliorer les connaissances sur le syndrome CHARGE

L’équipe de Nicolas Pilon travaille depuis plusieurs années sur le syndrome CHARGE, un ensemble de graves anomalies congénitales qui touche environ 1 nouveau-né sur 10 000. L’équipe avait, entre autres, découvert que la mutation du gène FAM172A pouvait causer le syndrome CHARGE, ce qui permettait d’envisager pour la première fois une thérapie.

La subvention de 100 000 dollars octroyée dans le cadre de ce concours permettra à l’équipe de Nicolas Pilon de poursuivre les recherches sur le gène FAM172A et ses relations avec d’autres gènes qui jouent un rôle dans l’évolution du syndrome CHARGE.

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