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Soutien par les pairs à l’université: des retombées positives sur la santé mentale

Une diminution des symptômes d’anxiété, de stress et de dépression sont quelques-uns des effets du projet Korsa.

Par Jean-François Ducharme

4 octobre 2022 à 11 h 14

Mis à jour le 6 octobre 2022 à 15 h 11

Entre 2019 et 2021, 107 étudiantes et étudiants de premier cycle de l’UQAM, de l’Université de Montréal et de HEC Montréal ont participé à un programme de soutien par les pairs inspiré de l’approche d’acceptation et d’engagement, mieux connu sous le nom de projet Korsa. Ces personnes ont été jumelées à 17 pairs aidants de 2e et de 3e cycles qui ont été recrutés, formés et supervisés par une psychologue. Le programme était offert en ligne et à distance.

Les participantes et participants ont rapporté une augmentation de leur souplesse et de leur bien-être psychologique ainsi qu’une diminution de leurs symptômes d’anxiété, de stress et de dépression. De tels effets se sont maintenus jusqu’à cinq semaines après la fin du programme. «Ces résultats ne sont pas surprenants, puisque le concept d’aide par les pairs s’appuie sur des données probantes dans d’autres milieux, comme celui de la santé ou le milieu communautaire», souligne Simon Grégoire, idéateur du programme Korsa et professeur au Département d’éducation et pédagogie.

Le projet a aussi permis de cerner les facteurs qui facilitent l’implantation de ce type de programme. «Il est essentiel de bien recruter, de former et de rémunérer les pairs aidants, des acteurs clés du projet, qui se retrouvent parfois dans des positions difficiles, mentionne le professeur. L’appui de la direction est aussi une condition de succès importante.»

Les personnes aidées doivent aussi être recrutées avec soin, croit Simon Grégoire. «Dans notre étude, certaines personnes aidées avaient des problèmes qui allaient bien au-delà de l’anxiété, par exemple des troubles de la personnalité, des troubles du spectre de l’autisme et de la comorbidité, précise le chercheur. Ces conditions doivent être référées à des services spécialisés.»

Au Canada, environ 10 % des étudiantes et étudiants postsecondaires sont aux prises avec un trouble de santé mentale diagnostiqué. Une forte majorité d’étudiantes et d’étudiants ont, par ailleurs, rapporté de l’anxiété (68,2 %), du stress (60,9 %) ou de la fatigue mentale (87,6 %) durant leur parcours académique. «L’aide par les pairs constitue une manière alternative et efficace de promouvoir le mieux-être sur les campus, affirme Simon Grégoire. Ce type d’accompagnement permet aussi de diversifier l’offre de services en santé mentale dans les établissements d’enseignement supérieur.»

Pour toute question ou pour s’inscrire au projet Korsa, on peut consulter le site du projet.

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