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Portraits de la résilience uqamienne

L’UQAM a traversé la pandémie grâce à l’énergie et au dévouement des membres de sa communauté.

26 avril 2022 à 14 h 04

Mis à jour le 19 juillet 2022 à 9 h 41

Quelques membres de sa communauté qui illustrent par leur exemple la résilience, l’énergie et le dévouement dont il a fallu faire preuve pour traverser cette période hors du commun. Photos: Nathalie St-Pierre

Les deux dernières années n’ont pas été de tout repos pour les membres des différents corps de la communauté uqamienne. Qu’ils et elles enseignent, étudient, soutiennent les activités universitaires ou les dirigent, tous et toutes ont dû trouver de nouvelles façons de faire pour s’adapter à la pandémie, aux confinements et aux changements qui ont bouleversé leur quotidien. En ce Mois de la Reconnaissance, l’UQAM rend hommage à quelques membres de sa communauté qui illustrent la résilience, l’énergie et le dévouement dont il a fallu faire preuve pour traverser cette période hors du commun.

Micheline Marier

L’ergonome Micheline Marier a été dans le feu de l’action depuis le début de la pandémie. Avec ses collègues du Service du développement organisationnel, elle avait pour tâche de recommander les mesures sanitaires les plus appropriées pour protéger la communauté universitaire, y compris les personnes les plus à risque. Tout au long de la crise, elle a exercé un suivi minutieux des consignes émises par les différentes instances de santé publiques, de manière à pouvoir les adapter au contexte uqamien. Par la production de guides pour les cadres et pour le personnel, la mise à jour de la page Info COVID, les réponses aux innombrables questions par courriel, l’organisation d’activités de soutien, l’équipe santé globale a joué un rôle important pour soutenir et rassurer le personnel pendant cette période difficile. Son plus grand défi pendant la pandémie? «Donner l’heure juste entourée d’horloges mouvantes et dissonantes!»

Émilie Tremblay-Wragg et Sylvie Viola

Au printemps 2020, la professeure du Département de didactique Émilie Tremblay-Wragg (Ph.D. éducation, 2018), à droite sur la photo, a contribué à mettre sur pied le site Écollaboration pour aider les parents qui faisaient l’école à la maison. Regroupant plus d’une trentaine d’activités d’apprentissage faciles à mettre en œuvre accompagnées de stratégies pédagogiques, ce site mise d’abord et avant tout sur le plaisir. Avec sa collègue Sylvie Viola, Émilie Tremblay-Wragg a aussi mené un projet de recherche, financé par le CRSH, afin de tester les outils proposés sur le site, qui peut également servir de répertoire d’activités pour les enseignantes qui souhaitent réaliser des activités dans leur classe ou même pour donner des devoirs ludiques à la maison. Son plus grand défi pendant la pandémie? «J’ai quatre enfants. Je voulais prêcher par l’exemple et leur faire vivre des projets stimulants… tout en continuant à rédiger des articles scientifiques. Deux activités qui ne sont pas toujours compatibles dans un même lieu physique!»

Isabelle Hallé

Psychologue aux Services à la vie étudiante, Isabelle Hallé est l’une des instigatrices du projet Résilience lancé à l’automne 2020 pour aider la communauté étudiante à faire face aux difficultés liées à la pandémie, suivi en 2021 de la campagne «communauté bienveillante». Engagée, créative, disponible, elle a travaillé très fort tout au long de la crise, à l’image de ses collègues qui ont multiplié les initiatives pour soutenir les étudiantes et les étudiants : cafés-rencontres sur Zoom, ateliers thématiques sur la santé mentale, projet Vigie Campus, webinaires d’information sur la COVID, fonds d’aide financière d’urgence. Son plus grand défi pendant la pandémie? «Le mien et celui de toute mon équipe a été de favoriser l’adaptation des étudiant.es à la pandémie et à ses effets (dans les sphères personnelle, sociale et professionnelle) en leur permettant de normaliser leur vécu et en leur offrant des outils pour augmenter leur résilience.»

Marie-Ève Turcotte

Durant la pandémie, la chargée de cours de l’École supérieure de théâtre Marie-Ève Turcotte a suivi les formations sur l’enseignement virtuel offertes par le Carrefour techno-pédagogique ainsi que par les écoles d’été afin de transformer son cours de scénographie assistée par ordinateur en classe inversée. Elle a enregistrée la théorie qu’elle donnait auparavant de façon magistrale sous forme de capsules vidéo (près de 180), se rendant disponible durant les heures de cours pour aider les étudiants dans leurs travaux. Elle considère que son cours en ligne est meilleur qu’il ne l’était en présence. Et il a l’avantage de mieux répondre aux besoins des étudiantes et étudiants qui ont des besoins particuliers, qu’ils aient un jeune enfant à la maison ou un handicap, comme une personne sourde qui a récemment suivi son cours. «La classe inversée m’a permis de libérer du temps pour travailler ce qui est le plus important pour moi: la relation avec mes étudiants.»

Alfred Achim

Les deux années pandémiques ont exigé un travail colossal de la part de l’équipe du Service de la prévention et de la sécurité (SPS) : faire respecter les nouvelles consignes, informer les usagers du campus, surveiller les différents points d’entrée, s’assurer de la sécurité des lieux. Le préposé à la prévention et à la sécurité Alfred Achim est le formateur attitré des agents de sécurité qui sillonnent le campus. Dans le contexte particulier d’une université, les agents embauchés auprès d’une firme de gardiennage doivent être formés aux interventions d’urgence, bien sûr, mais aussi, et surtout, ils doivent apprendre à interagir avec les membres de la communauté universitaire. Son plus grand défi pendant la pandémie? «Nous étions déjà aux prises avec une pénurie de main d’œuvre avant la COVID-19, alors il a fallu redoubler d’effort afin de combler tous les postes à pourvoir et s’assurer que ces nouveaux agents soient adéquatement formés.»

Stéfanie Pelletier et Lyne Tessier 

Alors qu’enseignants, employés et étudiants étaient relégués à la maison, en confinement, des équipes du Service des immeubles assuraient la maintenance des bâtiments. Tous les membres de ce service méritent une mention d’honneur pour avoir veillé au bon fonctionnement des infrastructures de l’UQAM. Leur travail a permis à la communauté uqamienne, lors du retour sur le campus, de retrouver un environnement physique sain et sécuritaire ainsi qu’un espace propice à l’apprentissage. Même si plusieurs tâches ont été accomplies en présentiel, une partie du travail s’est déroulée à distance. L’attachée d’administration Stéfanie Pelletier (à gauche sur la photo) et la secrétaire de direction Lyne Tessier se sont particulièrement démarquées par leur sens de l’initiative pendant la prise en charge de ces nouvelles réalités pandémiques, soit la mise en place du télétravail ainsi que la transition des pratiques administratives vers le numérique. «Le plus grand défi a été de devoir se réinventer constamment», souligne Lyne Tessier. «En effet, il a fallu réorganiser le fonctionnement du service, confirme Stéfanie Pelletier. J’ai passé beaucoup de temps pour aider mes collègues concernant l’aspect informatique, afin de leur permettre d’effectuer leurs tâches à distance et que nous puissions communiquer efficacement entre nous.» À noter: le Service des immeubles a lancé un tout nouveau site web en mars dernier.

Kim Lavoie

Tout au long de la pandémie, la professeure du Département de psychologie Kim Lavoie a donné d’innombrables entrevues dans les médias sur l’adhésion de la population aux mesures sanitaires. En mars 2020, elle a lancé l’étude internationale iCARE, qu’elle codirige avec le professeur Simon Bacon, de l’Université Concordia. Cette enquête internationale qui regroupe quelque 150 chercheuses et chercheurs dans plus de 40 pays à travers le monde, a pour but de comprendre les attitudes, les préoccupations et les comportements liés à la COVID-19, en relation avec les politiques de santé publique et les mesures de prévention visant à améliorer la santé et la qualité de vie. Elle fait aussi partie d’un groupe consultatif national d’experts multidisciplinaires sur la COVID-19 pour le gouvernement fédéral. Son plus grand défi pendant la pandémie? Répondre à la demande, car l’épisode a eu pour résultat de mettre les sciences du comportement sur la carte. «Je travaille dans le domaine de la médecine comportementale (qui se concentre sur la façon dont nous pouvons aider le public à mener une vie plus saine pour prévenir les maladies chroniques comme les maladies cardiaques et le diabète) depuis plus de 20 ans, et jamais auparavant la demande pour mon expertise n’a été plus grande.»

Mohcine Berbiche

Quand l’UQAM est passée en mode télétravail en mars 2020, les équipes des Services informatiques ont dû résoudre plusieurs problèmes. Il n’y avait pas suffisamment d’ordinateurs portables, ni assez de licences concurrentes (pour des connexions simultanées) au réseau privé virtuel (VPN), à Office365 et à plusieurs logiciels uniquement disponibles dans les laboratoires informatiques. Il a fallu négocier rapidement des ententes avec les fournisseurs concernés pour assurer un bon fonctionnement à distance, et offrir un soutien par clavardage. La plateforme Moodle a été optimisée, puis basculée vers l’infonuagique, une première au Québec. «Les avancées technologiques ont été fulgurantes, nous sommes passés à l’ère numérique du jour au lendemain», confirme Mohcine Berbiche, directeur du service aux utilisateurs aux Services informatiques (on peut voir tous les bons coups des Services informatiques et du Vice-rectorat aux systèmes d’information dans ce bilan). Son plus grand défi pendant ces deux années d’ajustements constants? «J’adore le contact avec les gens et mon rôle de gestionnaire est de m’assurer que les membres de mon équipe vont bien. Or, le télétravail rend cela extrêmement difficile. Ce n’est pas évident de déceler les personnes qui ont besoin d’aide ou de soutien lorsque nous sommes isolés chacun chez soi. Vivement le retour sur le campus pour se voir au moins quelques jours par semaine!»

Marie-Claude Petit

Chargée de cours au Département de management, Marie-Claude Petit a développé de nombreuses innovations pédagogiques durant la pandémie. Entre autres, elle a poursuivi la transition à distance du cours Introduction à la gestion de projet en y intégrant une simulation de gestion de projet agile avec le jeu vidéo Minecraft Education. Elle a conçu une formation par concordance permettant aux étudiantes et étudiants de se prononcer sur des situations problématiques authentiques et d’obtenir une rétroaction immédiate de spécialistes en gestion de projet. La chargée de cours a aussi intégré la plateforme d’apprentissage par l’expérience Riipen pour favoriser l’accès à des projets réels d’organisation pour la réalisation de travaux de session. Son plus grand défi pendant la pandémie? «J’étais déjà bien outillée grâce aux connaissances acquises au programme court de troisième cycle sur les usages pédagogiques du numérique et au programme court de deuxième cycle en pédagogie de l’enseignement supérieur. Pour moi, la pandémie fut un véritable levier pour utiliser la technologie autrement.»

Bobby Lacroix

La situation pandémique, les directives gouvernementales et celles de la santé publique évoluaient extrêmement rapidement au plus fort de la crise sanitaire. Pour communiquer les récents développements à la communauté uqamienne, quelque 115 courriels en deux ans ont été envoyés à la population étudiante, au corps enseignant et au personnel de soutien. Le site Info COVID, créé au tout début de la pandémie, a été consulté par plus de 150 000 visiteurs. Technicien en information au Service des communications, Bobby Lacroix a été au cœur de cette stratégie de communication interne, puisqu’il était responsable de mettre à jour le site web et d’envoyer les courriels rédigés par la Direction à la communauté. «Bobby a été disponible à tout moment, même les soirs et les fins de semaine, souligne la directrice du Service des communications, Caroline Tessier. Sa bonne humeur et son sens du service ont toujours été extraordinaires et il a démontré une grande capacité à travailler sous pression.» Le principal intéressé accepte cette marque de reconnaissance avec modestie. «Ça m’a fait plaisir d’avoir été utile non seulement à mon équipe et à mes gestionnaires, mais aussi à l’ensemble du personnel et de la communauté étudiante.»

Vicky Lachance

Membre de l’équipe de badminton des Citadins, Vicky Lachance a multiplié les initiatives pour remonter le moral des troupes durant les deux années de pandémie, alors que toutes les compétitions sportives étaient annulées. L’étudiante au baccalauréat d’intervention en activité physique a organisé des 5 à 7 virtuels, a créé des jeux en ligne et a animé le compte Instagram de l’équipe de badminton en publiant régulièrement des mots d’encouragement, des photos amusantes ou des défis pour combattre l’isolement. Tout au long de cette période difficile, elle a poursuivi son engagement auprès du Conseil d’administration des Citadins et a maintenu une moyenne académique de plus de 4,0 sur 4,3. Son plus grand défi pendant la pandémie? «Mon plus grand défi a été de nous fixer des objectifs concrets pour briser la solitude. La pandémie nous a montré que pour avancer, nous n’avons d’autre choix que de nous unir.»