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Parler du suicide pour sauver des vies

À l’occasion de la Semaine nationale de prévention du suicide, l’UQAM organise plusieurs activités pour sensibiliser l’ensemble de sa communauté.  

1 février 2022 à 14 h 02

Mis à jour le 9 juin 2022 à 13 h 09

À l’occasion de la Semaine nationale de prévention du suicide, l’UQAM propose plusieurs activités pour sensibiliser l’ensemble de sa communauté.   Photo: Nathalie St-Pierre

La 32e édition de la Semaine de prévention du suicide se déroule du 30 janvier au 5 février prochain, sous le thème Parler du suicide sauve des vies. L’UQAM prend activement part à la prévention du suicide, à la démystification des tabous entourant le sujet et, plus largement, à la sensibilisation entourant la santé mentale en organisant diverses activités et en proposant différentes ressources, notamment sur les sites web du Service du développement organisationnel (SDO) et des Services à la vie étudiante (SVE).

Voici les principales initiatives en santé mentale mises en place par l’Université pour sensibiliser et soutenir l’ensemble des membres de sa communauté:

Pour le personnel

Programme aux employés et à la famille

Le Programme d’aide aux employés et à la famille propose, entre autres, des rencontres de counseling psychologique individuel au personnel de l’UQAM ainsi qu’aux membres de leur famille. Chacune de ces séances peut se faire au téléphone ou par vidéoconférence. Le service est disponible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Programme d’aide aux gestionnaires

Le Programme d’aide aux gestionnaires offre aux gestionnaires et aux directrices et directeurs de département et d’École des consultations par téléphone avec des professionnels en psychologie organisationnelle. Ceux-ci fourniront des conseils et du soutien afin de résoudre les défis rencontrés concernant des employés ou un milieu de travail, et ce, en toute confidentialité.

Conférence de l’autrice-compositrice-interprète Florence K

Le Service du développement organisationnel invite chaleureusement les membres du personnel à assister à une conférence virtuelle, le 3 février prochain, sous le thème «Mener la danse avec la santé mentale». La conférence sera donnée par l’autrice-compositrice-interprète Florence K, qui a publié en 2015 l’ouvrage Buena Vida, dans lequel elle raconte l’épisode dépressif majeur qu’elle a vécu à l’âge de 28 ans. Florence K partagera son histoire, sa quête d’équilibre ainsi que la gestion des fluctuations du trouble bipolaire. Pour plus d’information, on consulte l’onglet Santé globale dans le calendrier des événements du SDO.

Ressources web

Une page de ressources est disponible sur le site web du SDO, sous l’onglet Santé globale/ Santé psychologique. On peut notamment y consulter le protocole institutionnel de postvention ainsi que le document Prévention du suicide, mythe ou réalité? pour en apprendre davantage sur les idées préconçues entourant le suicide.

Pour la communauté étudiante

Afin de notamment prévenir l’apparition des signes de détresse et de valoriser le concept de communauté, chez les membres de la communauté universitaire, en particulier les étudiantes et étudiants, les SVE, en collaboration avec le SDO, ont mis en place la campagne «vers une communauté bienveillante». Ce projet constitue une des nombreuses actions prévues au plan d’action en santé mentale déployé en décembre 2020 par les SVE. La campagne propose plusieurs moyens (vigie campus, formation en premiers soins psychologiques, capsule de sensibilisation à la bienveillance, etc.) qui permettront, entre autres, aux membres de la communauté étudiante de se développer de façon saine afin qu’ils puissent, à leur tour, influencer positivement les différents milieux dans lesquels ils continueront d’évoluer.

Des consultations individuelles sont également offertes aux étudiantes et étudiants qui en éprouvent le besoin par l’entremise du service de soutien psychologique des Services à la vie étudiante. Diverses initiatives de sensibilisation et de prévention ont également été mises en place, comme le Projet Résilience, un programme d’auto-formation pour découvrir les six composantes les plus souvent associées à une grande résilience.

Dans le cadre de la Semaine de prévention du suicide, différentes activités sont aussi au programme pour la communauté étudiante (séances de yoga et de méditation pleine conscience, atelier sur la gestion de l’anxiété, etc.). L’horaire est disponible ici. Un événement spécial a été créé afin de permettre aux personnes étudiantes de venir discuter et échanger entre pairs sur le concept de bienveillance. Elles sont invitées à y participer en grand nombre (300 places disponibles). Il est établi que la bienveillance et la compassion peuvent contribuer à diminuer le stress, augmenter le système immunitaire, permettre une meilleure prise de décision, stimuler la productivité et la créativité, en plus de favoriser le bonheur et le contentement. De surcroît, le soutien social et le sentiment d’appartenance sont des facteurs qui influencent la réussite et la persévérance scolaires. 

On peut consulter le site des SVE pour obtenir d’autres ressources en prévention du suicide.

Apport de la recherche

Le Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE) a demandé à des acteurs de la prévention du suicide de différents milieux de présenter, dans leurs propres mots, l’apport de la recherche et des collaborations recherche-pratique pour eux-mêmes et dans leur milieu. Cinq intervenantes et intervenants et gestionnaires ont partagé leurs expériences. Il est possible de lire le document en cliquant sur le lien suivant.

Protocole institutionnel de postvention

Malgré tous les efforts visant à prévenir les suicides, l’UQAM veut pouvoir soutenir les personnes affectées lorsque de terribles situations surviennent. C’est pourquoi, l’Université s’est dotée d’un nouveau protocole institutionnel de postvention. Ce document encadre les interventions, les communications et les actions déployées à la suite d’un décès par suicide ou d’un comportement suicidaire d’une ou d’un membre de la communauté uqamienne.

Un comité de coordination élargi composé des membres permanents du comité de coordination ainsi que de représentantes et représentants de tous les syndicats, de toutes les associations, incluant les associations étudiantes facultaires, et de ressources internes de l’UQAM est formé. «Toutes les instances de l’Université jouent un rôle dans la prévention et dans l’aide et le soutien apportés aux personnes après un événement suicidaire», précise Brian L. Mishara, professeur du Département de psychologie et directeur du Centre de recherche et d’intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE).

Le comité de coordination a pour mandat de planifier et de coordonner l’ensemble des activités de postvention (interventions, communications et actions) des sous-comités (communication, formation et information) ainsi que des équipes d’aide, pour chaque groupe de personnes ciblées.

«Chaque personne touchée de près ou de loin par l’événement suicidaire doit pouvoir obtenir de l’information de la bonne façon et recevoir l’aide dont elle a besoin», souligne Brian L. Mishara, qui a rédigé la proposition ayant servi à l’élaboration du protocole institutionnel de postvention, tout en collaborant avec les members du SDO et des SVE pour aboutir à une proposition entérinée par l’UQAM et les représentants des syndicats et associations. «Adopter un tel protocole fait partie des recommandations émises par l’Organisation mondiale de la santé, l’Association internationale de prévention du suicide et d’autres organismes telle que l’Association québécoise de prévention du suicide pour des organisations comme les universités», observe le professeur.

Le protocole permet de soutenir et de mieux comprendre les besoins différents de quatre groupes de personnes. Le premier réunit les personnes endeuillées ayant entretenu un lien proche, voire intime, avec la personne suicidaire. Le deuxième est composé des personnes qui connaissaient peu la personne suicidaire ou qui ont eu une relation peu intime avec elle, mais qui peuvent être stressées ou bouleversées par l’événement. Le troisième groupe est formé des personnes elles-mêmes vulnérables, c’est-à-dire ayant des problèmes de santé mentale ou possiblement des idéations ou des comportements suicidaires. Enfin, le quatrième groupe est constitué de personnes dites potentiellement inquiètes. Celles-ci n’ont pas entretenu, par exemple, un lien de proximité avec la personne suicidaire, mais elles ont été mises au courant de l’événement et s’inquiètent de savoir ce qui s’est passé.

Le protocole de postvention est animé par le désir de limiter et de diminuer à court, moyen et long terme les impacts négatifs potentiels sur ces quatre groupes cibles. «Le protocole s’adapte aux particularités de chaque situation et prévoit guider les interventions selon les besoins des groupes et des personnes pour lesquelles elles sont déployées, explique la directrice du Service du développement organisationnel, Annie Corriveau. Par exemple, les personnes endeuillées ne sont pas soutenues de la même manière que celles et ceux qui, devant le choc et la tristesse d’un décès par suicide, ont le réflexe de vouloir savoir ce qui s’est passé.» Selon le directeur des Services à la vie étudiante Jasmin Roy, un tel protocole permettra de bien analyser la situation avec toutes les personnes formées pour faire face à cette situation difficile. «Les Services à la vie étudiante soutiennent les étudiantes et étudiants afin de les aider à bien réussir leurs études et à améliorer leur milieu de vie, fait-il remarquer. C’est la même chose pour le Service du développement organisationnel. Nous travaillons ensemble pour créer des milieux d’études, de travail et de vie bienveillants et sécuritaires, qui répondent aux besoins des membres de la communauté.»

Le protocole de postvention s’inscrit ainsi en complément à plusieurs autres moyens préventifs mis à la disponibilité des membres de la communauté. «Il est important de faire connaître les mesures institutionnelles instaurées pour contribuer à cette communauté bienveillante, rappelle Annie Corriveau. Parler du suicide peut sauver des vies.»

Liste d’experts de l’UQAM

Plusieurs professeurs sont disponibles pour répondre aux questions des médias en matière de prévention du suicide. On peut consulter la liste ici.

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