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Favoriser la transition socio-écologique dans les quartiers

Le CRISES compte parmi les partenaires de la nouvelle alliance Transition en commun.

Par Claude Gauvreau

21 novembre 2022 à 14 h 20

Mis à jour le 23 novembre 2022 à 8 h 27

Le Centre de recherches sur les innovations sociales (CRISES) compte parmi les partenaires de Transition en commun, dont la création a été annoncée le 15 novembre dernier. Réunissant la Ville de Montréal, des organisations de la société civile ainsi que des citoyennes et citoyens, cette nouvelle alliance a pour mission de favoriser la transition socio-écologique dans les quartiers de la métropole.

«Réaliser la transition socio-écologique, ce n’est pas seulement réduire les gaz à effets de serre et se doter de technologies vertes, souligne le professeur du Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale (ESG UQAM) Sylvain A. Lefèvre, directeur du CRISES. La transition socio-écologique vise aussi le partage du pouvoir et propose un nouveau modèle de développement économique et social, lequel doit se construire par le bas, à l’échelle des quartiers.»

Transition en Commun émane, entre autres, du groupe de travail Projets citoyens du Partenariat Climat Montréal, soutenu par la Ville pour mobiliser les acteurs clés de la société civile dans la réalisation de son Plan climat 2020-2030. Celui-ci a pour objectif d’assurer l’adaptation du territoire montréalais aux changements climatiques ainsi que la carboneutralité d’ici 2050.

«Depuis quelques années, on constate l’émergence de plusieurs initiatives citoyennes dans les quartiers montréalais, que ce soit pour changer les manières de se déplacer, de se loger ou de s’alimenter, dans le respect de l’environnement, rappelle Sylvain A. Lefèvre. Ces projets, souvent très locaux et de petite taille, doivent s’arrimer à des actions institutionnelles, notamment celles de la Ville de Montréal, qui cherche à changer certaines règlementations et ses façons de faire, tout en se nourrissant des actions citoyennes.»

Transition en commun regroupe une vingtaine d’organisations de la société civile, telles que la Coalition montréalaise des Tables de quartier (CMTQ), le Centre d’écologie urbaine de Montréal (CEUM), le Campus de la transition écologique, l’Institut du Nouveau Monde (INM), la Fondation David Suzuki, Culture Montréal, Territoires innovants en économie sociale et solidaire (TIESS) et Solon, un organisme montréalais à but non lucratif qui accompagne des groupes de citoyens dans leurs projets de transition socio-écologique,

«La composition de Transition en commun reflète bien ce que signifie la transition socio-écologique, soit une transformation de la société, une autre manière de vivre ensemble», observe le professeur.


Contribuer à la justice sociale et environnementale

Le CRISES est le seul centre de recherche universitaire membre de Transition en commun. «Notre mandat est d’étudier la contribution des innovations sociales à la justice sociale et environnementale, dit Sylvain A. Lefèvre. Nous avons plusieurs chercheurs qui travaillent déjà sur les enjeux de transition socio-écologique. C’est le cas de mon collègue René Audet, titulaire de la Chaire de transition écologique, qui collabore avec l’organisme Solon dans le cadre de divers projets.»

Sylvain A. Lefèvre siège au comité d’orientation de Transition en commun au nom du CRISES. Ce comité est co-présidé par Dominique Ollivier, présidente du Comité exécutif de la Ville de Montréal, et Bertrand Fouss, représentant de la société civile. Lieu de partage d’information, il assumera un rôle décisionnel en ce qui concerne les orientations générales et soutiendra les divers travaux et initiatives.

Trois chercheurs du CRISES, dont Sylvain A. Lefèvre, sont aussi membres du comité des savoirs de Transition en commun. «Une préoccupation centrale est la co-construction des savoirs, soit les savoirs des citoyens, des organisations de la société civile, de la Ville de Montréal et des chercheurs universitaires, observe le professeur. D’autres chercheurs de l’UQAM, spécialistes en environnement, ainsi que des étudiants pourront s’ajouter.»

Le comité des savoirs aura un rôle de veille, de mobilisation et de transfert des connaissances. Il travaillera, notamment, à évaluer la démarche de Transition en commun et à documenter la diversité des réalités dans les quartiers montréalais, les iniquités entre eux ainsi que les expériences locales de transition.

«La transition socio-écologique doit se réaliser de manière équitable et juste, indique Sylvain A. Lefèvre. Des inégalités sociales et économiques existent entre les différents quartiers de Montréal. Les besoins et les enjeux à Montréal-Nord, à Anjou et à Pointe-aux-Trembles, par exemple, sont différents de ceux que l’on trouve dans Rosemont–La Petite-Patrie ou sur le Plateau Mont-Royal.»   

Transition en commun définira un plan d’action pour transformer les milieux de vie des quartiers montréalais, une démarche qui s’appuiera sur la Coalition des tables de quartier. «Cette structure de concertation et d’action collective, qui regroupes les acteurs clés des quartiers, a prouvé son efficacité et sa légitimité. Elle est aussi très attentive à ne pas séparer l’enjeu de la transition écologique des enjeux de justice sociale, de logement et de lutte contre la pauvreté.»

À très court terme, Transition en commun contribuera à la mobilisation en vue de la COP15, qui se tiendra à Montréal en décembre et qui vise la participation des communautés locales dans la sauvegarde de la biodiversité et la transition socio-écologique.

Transition en commun reçoit un soutien financier de divers organismes, dont Partenariat Climat Montréal et des Fondations philanthropiques, telles que la Fondation David Suzuki et la Fondation Lucie et André Chagnon.

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