Épuisement dans les services de garde

La pandémie a accentué les problèmes de bien-être au travail chez les éducatrices.

10 Mai 2022 à 16H45

Série Acfas 2022
Plusieurs scientifiques de l'UQAM proposent des colloques dans le cadre du congrès virtuel organisé par l’Université Laval du 9 au 13 mai.

Photo: Getty Images

La situation est critique dans les services de garde éducatifs à l’enfance. Les défis auxquels font face les éducatrices et les gestionnaires, qui existent depuis plusieurs années, ont été aggravés par la pandémie de COVID-19. «Les nombreuses réorganisations et le caractère imprévisible des consignes de santé publique ont été une grande source de stress, affirme Nathalie Bigras, professeure au Département de didactique. Plus la pandémie se prolongeait, plus les effets collatéraux sur la santé mentale et l’épuisement professionnel s’accentuaient».

Une grave pénurie de main-d’œuvre se fait sentir dans plusieurs régions du Québec, notamment en raison du fort taux d’absentéisme, des difficultés à trouver du personnel de remplacement et des personnes qui quittent la profession. «Faute de personnel suffisant, les gestionnaires de CPE doivent souvent faire des choix déchirants, comme fermer des groupes ou demander aux parents de garder leurs enfants à la maison», souligne la professeure.

Nathalie Bigras est coresponsable du colloque Effets de la pandémie de COVID-19 dans les services de garde éducatifs à l’enfance: bien-être au travail, pénurie de main-d’œuvre et identité professionnelle (13 mai) avec sa collègue Lise Lemay, la doctorante en éducation Nancy Proulx, la professeure de l’UQO Joanne Lehrer et la chercheuse à la Direction de santé publique de Montréal Isabelle Laurin. Ce colloque vise à partager des solutions pour freiner la pénurie, consolider l’identité professionnelle et rendre la profession plus attrayante. «Au-delà de l’amélioration des salaires et des conditions de travail, on peut, par exemple, offrir un meilleur soutien professionnel, donner des formations plus courtes et des bourses d’études aux futures éducatrices», mentionne la chercheuse. 

Les professeures Annie Charron, du Département de didactique, et Kathleen Bentein, du Département d’organisation et ressources humaines, les étudiantes Maude Roy-Vallières, Geneviève Fortin et Gabrielle Di Blasio ainsi que l’agente de développement au Service aux collectivités Marie Eve Rioux-Pelletier participent au colloque.

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