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Deux octrois des IRSC totalisant 1 728 900 $

Said Kourrich et Nicolas Pilon reçoivent des subventions dans le cadre du dernier concours de subventions Projet.

18 février 2022 à 9 h 02

Mis à jour le 9 juin 2022 à 13 h 09

Les deux projets uqamiens subventionnés émanent du Département des sciences biologiques.Photo: Getty images

Lors du dernier concours de subventions Projet des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC), à l’automne 2021, deux projets de l’UQAM ont reçu l’aval de l’organisme. Une excellente performance si l’on considère que seulement un projet sur cinq, à l’échelle du Canada, a été sélectionné. Les deux projets subventionnés ont été soumis par les professeurs du Département de sciences biologiques Said Kourrich et Nicolas Pilon. Leurs subventions, sur 5 ans, totalisent 1 728 900 dollars.

Said Kourrich: Élucider l’impact d’un mécanisme cellulaire nouveau et non canonique dans la dépendance à la cocaïne – 722 925 $

La toxicomanie est l’un des troubles psychiatriques les plus répandus dans le monde. Sans tenir compte des conséquences dévastatrices sur la structure familiale, au Canada seulement, le fardeau sociétal et économique de la maladie mentale (y compris la toxicomanie) est estimé à 51 milliards de dollars par année. Considérant qu’environ 4 élèves du secondaire sur 10 ont consommé des drogues au cours des 12 derniers mois, les risques de développer une dépendance chez la jeune génération sont élevés. Malgré des décennies de recherche, les traitements restent symptomatiques et plus de la moitié des individus dépendants sont résistants aux traitements ou rechutent dans l’année suivant l’abstinence.

Pour stimuler le développement de nouvelles pharmacothérapies ou offrir des solutions alternatives aux individus résistant aux traitements actuels, il faut identifier de nouveaux mécanismes d’action des drogues. Les recherches de l’équipe du professeur Said Kourrich, titulaire de la nouvelle Chaire de recherche en neurobiologie de la santé mentale, ont pour but d’identifier ces mécanismes, puis d’utiliser une approche intégrative combinant biochimie, biologie moléculaire, électrophysiologie et modèles animaux d’addiction pour mieux comprendre leur participation au développement et à la pérennité de la toxicomanie. Ainsi, à côté du mécanisme classique par lequel la cocaïne agit, c’est-à-dire en déclenchant une production accrue de dopamine, l’équipe a identifié un nouveau mode d’action de la drogue totalement indépendant de la dopamine et qui conduit à des changements durables de l’activité électrique des neurones dans le noyau accumbens – un nœud neuroanatomique clé du circuit cérébral de récompense. Ces changements durables de l’activité électrique sont associés à une plus grande réponse comportementale à la cocaïne. Ce projet vise à tirer parti de cette découverte et à décrypter ses bases cellulaires et moléculaires et sa contribution à la rechute – l’aspect le plus problématique et le plus durable de la toxicomanie.

Nicolas Pilon: Mécanisme d’un traitement basé sur la protéine GDNF dans le traitement de la maladie de Hirschsprung – 1 005 975 $

La maladie de Hirschsprung est une malformation congénitale potentiellement mortelle où le système nerveux entérique est absent de la fin du côlon. Le segment sans neurones reste constamment contracté, ce qui entraîne un blocage et une accumulation de matières fécales. Le système nerveux entérique contrôle également plusieurs autres fonctions intestinales, expliquant pourquoi les enfants atteints par cette maladie ont un risque élevé de mourir d’une infection bactérienne systémique. Le traitement actuel consiste en une ablation chirurgicale douloureuse du segment dépourvu de neurones, suivie d’une reconnexion de l’intestin innervé à l’anus. Malheureusement, de nombreux enfants continuent d’avoir de graves problèmes après cette chirurgie, incluant l’incontinence fécale et un risque accru d’infection potentiellement mortelle.

Les travaux du laboratoire du professeur Nicolas Pilon, directeur du Centre d’Excellence en Recherche sur les Maladies Orphelines-Fondation Courtois (CERMO-FC) et également titulaire de la Chaire de recherche UQAM sur les maladies génétiques rares, suggèrent qu’une approche thérapeutique non chirurgicale de type «médecine régénérative» pourrait désormais être possible pour les enfants atteints de la maladie de Hirschsprung. Plus précisément, l’équipe a découvert qu’une protéine appelée GDNF (le facteur neurotrophe dérivé de la glie ou glial cell line-derived neurotrophic factor) peut induire la formation de nouveaux neurones dans le côlon de trois modèles de souris ainsi que dans le côlon humain issu de la chirurgie d’enfants atteints. Les neurones induits améliorent considérablement la fonction intestinale, retardant la mort des modèles de souris. De nouvelles données montrent qu’une petite molécule normalement produite par des microbes résidant dans l’intestin améliore l’impact du GDNF. Au cours des cinq prochaines années, Nicolas Pilon et son équipe visent à élucider le mode d’action du GDNF et de la molécule microbienne nouvellement identifiée aux niveaux moléculaire et cellulaire. Ces études devraient conduire à de futurs essais cliniques chez l’humain dans le but d’offrir un traitement alternatif pour les enfants atteints de la maladie de Hirschsprung et peut-être d’autres troubles de la motilité intestinale.

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