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DESS en design d’événements: 22 ans de créativité

À l’occasion du 22e anniversaire du programme, des diplômés et des enseignants témoignent.

20 septembre 2022 à 13 h 40

Le programme de DESS (diplôme d’études supérieures spécialisées) en design d’événements célébrera son 22e anniversaire dans le hall du pavillon de Design, le 22 septembre prochain. Pourquoi souligner un 22e anniversaire? «Il était impossible de fêter les 20 ans en 2020, à cause de la pandémie», explique la professeure de l’École de design Céline Poisson, fondatrice et directrice du programme. «Le 25e semble loin et nous sommes de nature impatiente, poursuit-elle. Vingt-deux ans, c’est une forme d’entre-deux, de transition, et c’est là qu’en est le D.E.S.S. en design d’événements qui, en 2000, a été le premier programme d’études supérieures offert à l’École de design.»

À l’époque, l’objectif était de créer un programme qui ouvrirait un champ d’études et de création à la fois spécialisé et interdisciplinaire, témoin de l’histoire et de l’actualité des pratiques du design, indique Céline Poisson. «Un programme qui saurait intégrer le temps et la durée comme outils de projet. Une formation qui serait en phase avec la vision et les valeurs de l’UQAM, une université ancrée dans son milieu et ouverte sur le monde, ayant l’audace de penser, de dire et de faire autrement.» Aujourd’hui, le DESS en design d’événements compte près de 300 personnes diplômées qui rayonnent partout, tant à Montréal qu’ailleurs dans le monde, et «qui incarnent toute la diversité que permet une communauté d’esprit », souligne la professeure.


Valoriser l’espace public

Qu’est-ce que le design d’événements? Les projets dans ce domaine soulèvent des enjeux d’ordre social, culturel, communautaire et collectif. Ils invitent à la participation citoyenne et questionnent le rôle du design dans l’espace public urbain par des installations interactives, par des interventions en architecture temporaire, en design d’exposition et en scénographie.

«Alors que je ne savais pas trop comment poursuivre mes études en design, le DESS en design d’événements s’est offert comme une évidence, raconte la diplômée Albane Guy (DESS design d’événements, 2011), fondatrice du studio de design La Camaraderie. Ce programme me permettait de rallier tous les aspects du design qui m’intéressaient: le temps, l’espace, les gens, les messages. Je n’avais plus à choisir, je pouvais tout concilier.» Le DESS lui a surtout de permis de réaliser des projets et d’avoir un avant-goût du marché du travail. «À la fin de mon parcours à l’UQAM, j’ai eu la chance avec d’autres étudiants de réaliser l’aménagement temporaire de la Place Pasteur, située au cœur du campus de l’Université», se souvient la designer. Quelques mois plus tard, son équipe remportait le concours Luminothérapie du Quartier des spectacles et réalisait l’installation interactive Forêt Forêt au métro Saint-Laurent. «Ça m’a mis le pied à l’étrier, et pas à peu près!», s’exclame Albane Guy.

Les diplômés Maxim Bonin (2012), Émilie Gagnon (2012) et Pierre Moro-Lin (2011), fondateurs de la coopérative de design Le Comité, se sont rencontrés dans le cadre de leurs études au DESS. Pour eux, le design d’événements rassemble, amuse, séduit, sensibilise, forme et transforme. «Il alimente les débats, suscite des émotions, produit un sens tout en laissant place à l’imagination. Il investit l’espace urbain et de vastes territoires. Il est intérieur et extérieur, durable et éphémère.»

Autre diplômée, Patsy Van Roost (2010), aussi appelée la fée du Mile end, est à l’origine de nombreuses interventions urbaines créant à l’échelle des quartiers des expériences hors du commun, participatives et rassembleuses. «En décembre 2022, je fêterai les 10 ans de ma pratique, née grâce au DESS, confie-t-elle. Que di-s-je, j’existe depuis 10 ans grâce à la révolution qu’a été pour moi ce programme.»

Selon Stéphane Pratte, chargé de cours du programme et fondateur de l’atelier d’architecture In situ, ce qui distingue le design d’événements est la temporalité dans laquelle s’inscrivent les projets. «L’événement implique la production d’une histoire, d’une trame narrative qui met l’usage, l’interaction et le comportement au centre du projet. Prenant le relai de l’architecture et du design urbain qui se développent dans le temps long, le design d’événements, grâce à sa réactivité et à son potentiel de mise en œuvre accélérée, permet de développer un regard critique et d’intervenir sur l’actualité.»

Également chargé de cours, l’écrivain et réalisateur Daniel Canty conçoit le design d’événements comme une petite fabrique de sens. «Disons que vous sortez vous promener en ville. Et hop! Le temps sautille et l’espace s’ouvre. Vous voilà ailleurs, tombé dans un petit théâtre, une fiction dont vous avez oublié de faire partie, et où vous négligiez, sans trop vous en rendre compte, votre propre rôle. Les petites machineries du sens s’enclenchent. Bientôt, tout vibre en accord. Même ces gens qui se tiennent en marge, un verre en main, carburent à la représentation.»

Aujourd’hui, de nouvelles cohortes d’étudiantes et d’étudiants assurent la relève et maintiennent la tradition d’excellence en recherche et création du DESS en design d’événements. Trois de ses étudiantes, Anne Bernard, Marianne Demers et Lou Marchais viennent de réaliser l’installation multisensorielle Absolues jardin, présentée sur la place Pasteur de l’UQAM jusqu’au 16 octobre prochain. L’installation a été conçue sous la direction de Céline Poisson, en collaboration avec les Jardins de Métis.

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