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Les leçons de la pandémie

Pour les organisations et le secteur humanitaire, les crises sont des occasions de changer leurs façons de faire. 

Série

Acfas 2022

Par Marie-Claude Bourdon

10 mai 2022 à 14 h 05

Mis à jour le 9 juin 2022 à 13 h 08

Série Acfas 2022
Plusieurs scientifiques de l’UQAM proposent des colloques dans le cadre du congrès virtuel organisé par l’Université Laval du 9 au 13 mai.

Un employé de la Croix Rouge du Burundi sensibilise des habitants aux mesures de sécurité à prendre contre la COVID-19.
Photo: Croix Rouge

Le génocide au Rwanda en 1994, le tsunami de 2004 dans l’océan Indien ou le séisme en Haïti en 2010 ont constitué autant d’occasions pour le secteur humanitaire de revoir ses pratiques. De même, il faudra tirer des leçons de la crise qui a ébranlé le monde depuis deux ans. «On part du constat qu’il faut apprendre de ces événements», dit le professeur du Département de géographie Yannick Hémond, coresponsable avec plusieurs collègues de l’UQAM du colloque La COVID-19 : quelles leçons apprises pour les organisations et le secteur humanitaire? (12 mai).

«Avons-nous été confrontés à quelque chose d’imprévu ou à un événement qui a amené un dépassement de nos capacités? Cela fait partie des questions que nous nous poserons», ajoute le professeur, spécialisé en résilience, risque et catastrophes.

Devant la COVID-19, les organisations humanitaires se sont vues limitées dans leur capacité d’accès aux populations touchées, dans un premier temps, puis dans leur capacité de réponse à la crise. Cette difficulté à organiser une réponse cohérente à la crise a aussi touché les organisations gouvernementales locales. «C’était la première fois depuis les 20 ou 30 dernières années qu’un événement touchait l’ensemble de la planète, peu importe le niveau de revenu», note Yannick Hémond.

Comment peut-on apprendre des initiatives qui ont été adoptées pour gérer la crise? Plusieurs conférenciers donneront des exemples tirés de l’expérience de diverses organisations, à l’international et au Canada, dont une représentante de la Croix-Rouge canadienne, qui parlera de la capacité à s’adapter et des nouvelles compétences déployées durant la pandémie de COVID-19.

En après-midi, on s’intéressera à la participation des acteurs philanthropiques, communautaires, municipaux et de la santé dans la lutte contre la pandémie à Montréal, de l’impact de la COVID-19 sur le retour des migrants mineurs non accompagnés en Afrique subsaharienne, de la notion d’intersectionnalité dans les documents portant sur la réponse humanitaire et du cas exemplaire d’une OSBL au Cambodge.

«La capacité de collaboration, de communication et la cohérence sont très importantes pour assurer une résilience à long terme, observe Yannick Hémond. La crise l’a démontré une fois de plus.»

Outre Yannick Hémond, les professeurs François Audet, Caroline Coulombe et Marie-Pierre Leroux, du Département de management de l’ESG UQAM, Olivier Arvisais, du Département de didactique, directeur scientifique de l’Observatoire canadien sur les crises et l’aide humanitaire (OCCAH), ainsi que les candidates au doctorat Diane Alalouf-Hall (sociologie) et Marie-Claude Savard (administration) sont également coresponsables de ce colloque. 

 

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