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Un siècle de dialogue science-société

Pour les 100 ans de l’Acfas, chercheurs et praticiens se penchent sur la communication et la culture scientifiques dans l’espace francophone.

Série

Acfas 2022

Par Pierre-Etienne Caza

3 mai 2022 à 8 h 05

Mis à jour le 9 juin 2022 à 13 h 08

Série Acfas 2022
Plusieurs scientifiques de l’UQAM proposent des colloques dans le cadre du congrès virtuel organisé par l’Université Laval du 9 au 13 mai.

Photo: Getty Images

L’Acfas amorce en 2022 les célébrations de son 100e anniversaire. Au cœur de sa mission, le développement de la culture scientifique et technologique est la condition première du dialogue qui doit avoir lieu entre science et société. 

En raison de sa carrière universitaire et de sa longue implication en communication et médiation scientifiques, le professeur du Département de didactique Pierre Chastenay était la personne toute indiquée pour organiser, à la demande de l’Acfas, le colloque «Cent ans de dialogue science et société: état des lieux et prospectives en culture et communication scientifiques et technologiques», qui aura lieu les 11 et 12 mai. Le professeur en est le coresponsable avec son collègue Patrice Potvin, les professeures Audrey Groleau (UQTR) et Marie-Ève Carignan (Sherbrooke), ainsi que Gwénola Maguelonne (Acfas).

«Ce colloque abordera la communication et la culture scientifiques et technologiques telles qu’elles se déploient au Québec ainsi que dans l’espace francophone, et ce, sous les regards croisés de diverses activités et disciplines: éducation, didactique, psychologie, communication, médiation et journalisme scientifique, précise Pierre Chastenay. Les communications se baseront sur des données issues de la recherche ou sur l’expérience de praticiennes et de praticiens reconnus dans leur milieu, en provenance du Québec, de la France et du Brésil.»

Le colloque s’interrogera sur la question de la formation à la pensée scientifique et critique des citoyennes et des citoyens comme outil pour prévenir l’adhésion aux fausses nouvelles et prendre une position éclairée face aux controverses socioscientifiques. Il sera aussi question des moyens à mettre en œuvre pour mobiliser cette pensée au moment de l’analyse et de la prise de décision face à des enjeux à caractère scientifique. «Plusieurs étudiantes et étudiants viendront partager leurs travaux, c’est essentiel, car ce sont les chercheuses et chercheurs de l’avenir», insiste Pierre Chastenay. 

En plus des communications scientifiques, deux ateliers sont au programme, le premier portant sur l’implication sociale et l’influence des chercheurs et communicateurs scientifiques, l’autre sur les nouvelles façons de faire de la médiation scientifique sur les réseaux sociaux. Une table ronde intitulée «Communicateurs scientifiques: sommes-nous utiles?» est également au programme. «Audrey Groleau fera la synthèse des présentations de la première journée, tandis que l’ancienne directrice du Cœur des sciences de l’UQAM, Sophie Malavoy, s’occupera de la synthèse finale», précise Pierre Chastenay.

Les organisateurs espèrent que le colloque permettra de lancer des chantiers de recherche et de réflexion pratiques, lesquels feront l’objet de communications lors du congrès de l’Acfas de 2023, puisque ce colloque y sera reconduit. 

«Les médiateurs scientifiques n’ont souvent ni le temps ni les moyens de réfléchir à leurs pratiques et à leurs impacts. On espère que des gens qui ne se seraient pas rencontrés autrement puissent amorcer un ou des projets ensemble pendant la prochaine année», conclut Pierre Chastenay.

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