Semaine hispanophone virtuelle

L’événement dévoile sa programmation sur le thème des dialogues interculturels.

12 Octobre 2021 à 9H36, mis à jour le 14 Octobre 2021 à 10H00

Un concert hommage au musicien argentin, compositeur et virtuose du bandoneón Astor Piazzolla (1921-1992) aura lieu le lundi 18 octobre. Photo: Wikipedia

La 11e édition de la Semaine hispanophone se déroulera du 18 au 21 octobre prochains. Organisée par le regroupement d’espagnol de l’École de langues, en collaboration avec l’Institut d’études internationales de Montréal (IEIM), celle-ci a pour thème «Communautés et dialogues interculturels». Des chercheurs et des experts du monde hispanophone provenant du Mexique, des États-Unis et du Canada prendront part aux tables rondes et aux conférences. Toutes les activités de la Semaine hispanophone auront lieu dans la même salle virtuelle Zoom.

«Depuis sa création en 2009, l’objectif principal de la Semaine hispanophone reste le même: rapprocher les cultures, se parler et apprendre les uns des autres, rappelle Monica Soto, maître de langue en espagnol et responsable du comité organisateur de l’événement annuel. En ces temps de pandémie, qui nous obligent à nous isoler derrière nos écrans, le dialogue entre les cultures et les personnes revêt une plus grande importance encore. C’est primordial pour avancer et favoriser le vivre-ensemble.»

Le coup d’envoi de la Semaine hispanophone sera donné par la rectrice Magda Fusaro, accompagnée de Gerardo Bompadre, consul général d’Argentine. Un concert hommage au musicien argentin, compositeur et virtuose du bandoneón Astor Piazzolla (1921-1992) sera aussi au programme. L’événement soulignera les 100 ans de l’anniversaire de naissance du musicien considéré comme l’un des plus importants de la musique de tango. Le bandonéoniste canado-israélien de renommée internationale Amijai Shalev interprétera des succès de Piazzolla, jouera quelques-unes de ses compositions, tout en offrant une mini-classe de maître sur le bandoneón. «Amijai Shaley expliquera comment fonctionne cet instrument propre au tango», précise la maître de langue.

Hommage aux professeurs hispanophones

Mardi, la chercheuse invitée de l’École de langues Nuria Alonso García, professeure au Providence College du Rhode Island, prononcera une conférence en espagnol intitulée «Autenticidad en el aprendizaje de lenguas: diálogo intercultural» (12 h 45). D’origine espagnole, Nuria Alonso García est professeure en linguistique appliquée et spécialiste des études mondiales (global studies).

En soirée, trois professeurs hispanophones retraités de l’UQAM, Henrietta Cedergren, du Département de linguistique, Carmen Rico, du Département de communication sociale et publique, et José del Pozo, du Département d’histoire, seront honorés pour leurs travaux et leur contribution aux dialogues interculturels. Le vice-recteur à la Recherche, à la création et à la diffusion Christian Agbobli et les consuls généraux Felipe Orellana, Solange Quintero et Pedro Keuroglian, respectivement du Chili, du Panama et de l’Uruguay, prendront la parole lors de l’événement. «Chaque consul va s’adresser au professeur ressortissant de son pays et rappeler les grands moments de sa carrière», annonce Monica Soto.

La conférence «Mexique: diversité, notre richesse» (mercredi, 12 h 45, en français) sera donnée par le directeur du Centre des études anthropologiques et historiques (PANIMIL) Claudio Obregón Clairin, un spécialiste de la civilisation maya. Une table ronde bilingue sur le thème des expatriés mexicains suivra à 17 h. Elle réunira Nuria Carton de Grammont, directrice et conservatrice de la Galerie d’art contemporain SBC, à Montréal, l’anthropologue sociale mexicaine Iliana Vásquez et Catherine Vézina, historienne et professeure au Centro de Investigación y Docencia Económicas à Mexico, dont les recherches portent sur la gestion de la migration entre le Mexique et les États-Unis pendant la période d'après-guerre. On pourra y apprendre comment, par exemple, l’art a permis aux membres de la diaspora mexicaine de s’exprimer au sein de leurs sociétés d’accueil. Le professeur du Département de science politique Julián Durazo-Herrmann agira à titre de modérateur.

Le professeur de philosophie Luis Fernando Macías, de l’Université de Guanajuato, au Mexique, discutera du phénomène de la violence au Mexique et en Amérique centrale et des défis pour les populations qui vivent dans un tel contexte. La conférence de clôture (jeudi, 12 h 45, en français) sera présentée par le Consulat du Mexique.

La Semaine hispanophone est rendue possible grâce à des partenaires internes comme l’École de langues, le rectorat, la Faculté de communication, les Départements de science politique et de sociologie, la COOP UQAM, le Service des communications, le Service des relations internationales et diplomatiques et le Service des bibliothèques.

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