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Réconciliation avec les Premiers Peuples

Les établissements du réseau de l’Université du Québec s’engagent à soutenir le changement en faveur des réalités des Premiers Peuples. 

28 septembre 2021 à 18 h 09

Mis à jour le 29 septembre 2021 à 16 h 09

Une vingtaine d’étudiants et d’enseignants du Collège Kiuna, le seul établissement collégial au Québec destiné aux Autochtones, étaient de passage à la Galerie de l’UQAM, en janvier 2018 pour visiter l’exposition Maria Hupfield. Celle qui continue de danserPhoto: Nathalie St-Pierre

À l’issue du Forum national sur la réconciliation autochtone en enseignement supérieur, qui a eu lieu du 21 au 23 septembre dernier, les 10 établissements universitaires du réseau de l’Université du Québec (UQ) ont pris un engagement pour soutenir le changement en faveur des réalités des Premiers Peuples. Ce forum, qui en était à sa 6e édition, se tenait pour la première fois au Québec. Soutenu par Universités Canada, cet événement s’inscrit dans la suite des travaux de la Commission de la vérité et de la réconciliation, qui considérait l’éducation comme une des clefs pour faire progresser la réconciliation. Plus de 400 personnes de collèges, universités et communautés autochtones y ont participé.  

 « Le chemin de la réconciliation est un long processus dans lequel chacun et chacune a une responsabilité pour faire avancer cet important projet de société, comme nous l’ont rappelé plusieurs participants, dont le chef de l’Assemblée des Premières Nations Québec-Labrador, Ghislain Picard», a commenté Johanne Jean, présidente de l’UQ. Comme chefs d’établissement, notre rôle consiste, entre autres, à être les gardiens d’une vision qui mobilise toutes nos communautés universitaires. Pour le réseau, un élément fondamental qui guide nos pas et structure notre vision, c’est cet engagement profond pour l’accessibilité aux études universitaires, inscrit dans le mandat de l’Université du Québec dès sa création il y a plus de 50 ans.»  

En 2021, on sait que l’accessibilité pose des défis différents selon les personnes, leurs parcours et leurs expériences, a poursuivi la présidente, et on reconnaît qu’une attention particulière doit être portée aux membres des Premiers Peuples.

Selon la rectrice Magda Fusaro, «encourager l’accès des Premiers Peuples aux études supérieures, par exemple grâce aux bourses; mieux connaître leurs réalités et leurs enjeux; les soutenir dans leur cheminement universitaire avec les services d’aide et d’accompagnement conçus spécifiquement pour eux; reconnaître davantage leurs contributions; et mener en collaboration avec eux des projets de recherche et de création ne sont que quelques-unes des réalisations menées par l’Université du Québec à Montréal dans une perspective accueillante, innovante et humaine. Notre université poursuivra ses actions en ce sens, en s’appuyant notamment sur les quatre leviers ciblés à l’occasion du Forum.»

À la base de l’engagement pris par les 10 établissements universitaires, ces quatre leviers visant à soutenir la réconciliation sont: 

1.    Augmenter continuellement le niveau de sensibilité et de connaissances des communautés universitaires concernant les réalités historiques et contemporaines des Premiers Peuples en incitant tous leurs membres (gestionnaires, personnel enseignant et de soutien, étudiants) à suivre des formations; 

2.    Améliorer la prise en compte des réalités et des perspectives des Premiers Peuples en embauchant des personnes autochtones dans des postes complémentaires et pérennes permettant de relever des défis propres à un ou plusieurs établissements, par exemple pour du conseil stratégique, de l’accompagnement pédagogique ou des services aux étudiants; 

3.    Soutenir le travail des directions et des équipes professorales visant à intégrer des contenus et des objectifs d’apprentissage relatifs aux enjeux et aux réalités des Premiers Peuples dans des cours et des programmes d’études, en ciblant prioritairement ceux en santé, en travail social, en droit, en histoire et en enseignement (en cohérence avec la demande d’organismes autochtones concernant le Référentiel de compétences professionnelles de la profession enseignante et la «compétence 15»); 

4.    Renforcer les capacités des personnes œuvrant à ce chantier de transformation des universités ainsi que la circulation des expériences en animant des espaces d’échanges et de partage dans et entre les établissements du réseau, comme, par exemple, des comités de travail internes, la communauté de pratique des professionnelles et professionnels au soutien des Services aux étudiants et la Table de travail sur les réalités autochtones de l’Université du Québec. 

Le forum virtuel était organisé par le réseau de l’UQ et l’Université Laval, en partenariat avec les organisations autochtones œuvrant en éducation pour les 11 nations au Québec.