Des Uqamiens à la COP26

Mark Purdon est l’un des Uqamiens qui seront à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques.

19 Octobre 2021 à 10H24, mis à jour le 29 Octobre 2021 à 13H45

Série En vert et pour tous
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Illustration: Getty Images

Des experts de l'UQAM participeront à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques, la COP26, qui se déroulera du 31 octobre au 12 novembre prochains à Glasgow, en Écosse. «Cet événement rassemblera les États autour d'un objectif nécessaire, celui de réduire les émissions de gaz à effet de serre afin de contrer la hausse de la température globale de la planète», souligne le professeur du Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l'ESG UQAM Mark Purdon. Celui-ci se rendra à Glagow, du 7 au 11 novembre, pour profiter des occasions de réseautage que suscite la conférence, lesquelles débouchent sur des projets de recherche permettant de mieux saisir certains enjeux nationaux ou transnationaux liés aux changements climatiques.

La professeure du Département de sociologie Élisabeth Abergel et le candidat à la maîtrise en sciences de l'environnement Clément Mangin seront également présents en Écosse pour assister à la COP26.

Un nouvel accord, de nouvelles cibles?

Mark Purdon avait aussi participé aux Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui ont eu lieu à Montréal (2005), Copenhague (2009) et Paris (2015). «À Paris, les États participants à la COP21 ont mis en place un système volontaire, selon lequel chacun des pays membres de l'ONU s'engageait à élaborer un plan et à respecter les cibles de diminution de gaz à effet de serre pour lutter contre la hausse de la température globale à l'échelle planétaire», rappelle celui qui est titulaire de la nouvelle Chaire de recherche sur la décarbonisation.

Selon le premier tome du 6e Rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), publié en août 2021, limiter la hausse de la température globale à 1,5 °C – cible arrêtée lors de l’Accord de Paris en 2015 – est encore possible, mais l’humanité ne semble pas être engagée dans cette voie. «Je crois que les pays démontreront à la COP26 leur volonté de bonifier leur plan afin d'accélérer l'atténuation de la production de gaz à effet de serre, prédit Mark Purdon. Le scénario est connu: il y aura du suspense, des tractations et à la dernière minute, nous aurons un compromis avec de nouvelles cibles à atteindre.»

En marge des discussions politiques

La COP26 poursuivra l'objectif de déterminer les contributions nationales de chaque pays à l'effort planétaire, une tâche incombant surtout aux élus et à leurs conseillers, précise Mark Purdon. 

Le professeur y rencontrera de potentiels partenaires de recherche. «Il y a plusieurs initiatives nationales et transnationales liées aux changements climatiques qui ne sont pas reconnues officiellement par l'Organisation des Nations Unies, mais qui sont néanmoins pertinentes, telles que le Marché du carbone Québec-Californie ou le projet de taxe carbone visant à taxer les entreprises qui importent dans l'Union européenne des produits comme l'acier, le ciment et l'électricité», illustre-t-il. 

Avec sa Politique-cadre d'électrification et de lutte contre les changements climatiques, le Québec est l'un des acteurs novateurs dans le domaine de la lutte au réchauffement climatique, affirme Mark Purdon. «Les gens de l'étranger sont intéressés à discuter avec nous, je l'ai vérifié à plusieurs reprises par le passé en organisant notamment des événements parallèles en marge de la Conférence des Nations Unies.»

Table ronde sur le climat 

La table ronde pré COP26 Code rouge pour le climat – Comment le dernier rapport du GIEC peut-il influencer l’action climatique? se déroulera en ligne le 21 octobre, de 13 h 30 à 15 h 30. 

Organisé par l’Institut des sciences de l’environnement (ISE), l'événement sera animé par le professeur du Département de sociologie Éric Pineault, directeur du comité scientifique de l’ISE.

Les participantes et participants seront:

Philippe Gachon, professeur au Département de géographie et directeur général du RIISQ (Réseau Inondations InterSectoriel du Québec);

Élisabeth Abergel, professeure au Département de sociologie; 

Mark Purdon, professeur au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l’ESG UQAM et titulaire de la Chaire de recherche UQAM sur la décarbonisation;

Nadia Lemieux, candidate à la maîtrise en sociologie.

Inscription requise

Chaire sur la décarbonisation

Politologue de formation, Mark Purdon est le titulaire de la Chaire de recherche sur la décarbonisation, dont le lancement a eu lieu un peu plus tôt ce mois-ci. «La décarbonisation consiste à reconfigurer les systèmes socioéconomiques centrés sur les combustibles fossiles et sur la gestion non durable de l'utilisation des terres afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre, explique-t-il. Notre objectif est de mieux comprendre les conditions sociales, économiques et politiques dans lesquelles les activités de décarbonisation sont efficaces – dans les pays développés et en développement – dans le but de catalyser la coopération mondiale autour des changements climatiques.»

Climat et transport en Californie 

La Chaire sur la décarbonisation organise un webinaire sur les politiques en matière de climat et de transport en Californie, qui sera animé sur Zoom le 22 octobre, de 12 h 45 à 14 h, par l'expert Lewis Fulton, de l'Institute of Transportation Studies de l'University of California à Davis. On peut s'y inscrire sur Eventbrite.

Retour sur la COP26

Dans le cadre des activités de la Chaire, le professeur Mark Purdon et ses invités (à déterminer) effectueront un retour sur la COP26, lors d'un webinaire sur Zoom le 11 novembre, de 12 h 45 à 14 h. On peut s'y inscrire sur Eventbrite.

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