Le BIPH soumet deux rapports

Le Bureau d’intervention et de prévention en matière de harcèlement a déposé au C.A. ses rapports pour les années 2019-2020 et 2020-2021.

9 Novembre 2021 à 14H50

Photo: Nathalie St-Pierre

Le Bureau d’intervention et de prévention en matière de harcèlement (BIPH), représenté par sa directrice Maude Rousseau, a déposé ses rapports pour les années 2019-2020 et 2020-2021 au Conseil d’administration le 28 octobre dernier. Les rapports rendent compte de l’application de la Politique 42 sur le respect des personnes, la prévention et l’intervention en matière de harcèlement et de la Politique 16 visant à prévenir et à combattre le sexisme et les violences à caractère sexuel. Rappelons que ces deux politiques constituent les versions renouvelées de la Politique 42 contre le harcèlement psychologique et de la Politique 16 contre le harcèlement sexuel.

Pour la période du 1er juin 2019 au 31 mai 2020, le BIPH fait état de 171 dossiers ouverts, relatifs aux milieux d’études et de travail, dont 107 concernent le harcèlement psychologique et discriminatoire, et 64, le sexisme et les violences à caractère sexuel. La majorité des personnes requérantes ont opté pour une démarche d’intervention: accompagnement, sensibilisation de la personne mise en cause et mesures d’accommodement.

Le rapport souligne, par ailleurs, que 11 plaintes de harcèlement (dont 3 fondées) et 5 plaintes en matière de sexisme et de violences à caractère sexuel (dont 4 fondées) ont été déposées au Bureau.

Au cours de la période du 1er juin 2020 au 31 mai 2021, 225 dossiers ont été ouverts, dont 141 concernaient le harcèlement et 84 étaient reliés au sexisme et aux violences à caractère sexuel. La majorité des personnes requérantes ont privilégié une démarche d’intervention.

Dans ce dernier rapport, le BIPH fait état de 15 plaintes de harcèlement, dont 6 font toujours l’objet d’enquête. Aucune plainte en matière de sexisme et de violences à caractère sexuel n’a été déposée.

«Depuis le mois de juin 2021, nous observons une hausse des demandes en comparaison avec les années passées, dit Maude Rousseau. On sent que le contexte entourant la pandémie a un eu impact important sur le bien-être des gens et sur la recherche d’aide auprès des services à la disposition de la communauté universitaire, tel que le BIPH.»

Sécurité, prévention et sensibilisation

Dans ses deux rapports, le BIPH souligne que plusieurs mesures de sécurité et activités de prévention et de sensibilisation ont été mises en place et adaptées au contexte de travail et d’études à distance. Parmi les mesures de sécurité, mentionnons le service de raccompagnement et les opérations d’assistance et d’intervention immédiate, 24 heures sur 24, sept jours par semaine, tous les jours de l’année, offerts par le Service de la prévention et de la sécurité.

En février 2021, la capsule de formation obligatoire «Ensemble pour contrer la banalisation des violences à caractère sexuel» a été visionnée par près de 15 000 membres de la communauté uqamienne. Cette capsule a été élaborée en collaboration avec l’École de technologie supérieure et mise à la disposition de l’ensemble des établissements du réseau de l’Université du Québec et des autres universités.

«Cette dernière capsule a suscité des réactions et des commentaires très positifs, souligne la directrice du BIPH. Plusieurs personnes nous ont mentionné être venues nous consulter à la suite du visionnement de cette capsule, parfois parce qu’elles avaient subi des violences à caractère sexuel et parfois parce qu’elles réalisaient en avoir fait subir.»   

Au cours de la prochaine année, le BIPH mettra en place une campagne d’information et de sensibilisation relative aux politiques 16 et 42, poursuivra la formation obligatoire sur les violences à caractère sexuel et diffusera une formation sur les rôles et responsabilités des gestionnaires et personnes en situation d’autorité.

On peut consulter les deux rapports sur le site web du BIPH.

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