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Ainsi va la vie

L’UQAM accueille le congrès de l’International Society for the History, Philosophy and Social Studies of Biology.

29 juin 2015 à 14 h 06

Mis à jour le 30 juin 2015 à 9 h 06

Des chercheurs de divers horizons présenteront leurs derniers travaux, situés à la jonction des sciences humaines et des sciences biologiques. Photo: Istock

Plus de 600 participants provenant d’une trentaine de pays sont attendus à l’édition 2015 du congrès biannuel de l’International Society for the History, Philosophy and Social Studies of Biology, qui se tiendra à l’UQAM du 5 au 10 juillet prochains. Fruit d”une collaboration entre l’UQAM, l’Université de Montréal et le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), l’événement est coprésidé par Christophe Malaterre, professeur au Département de philosophie, et Frédéric Bouchard, professeur à l’Université de Montréal et directeur du CIRST.

Ce congrès, qui se déroule pour la première fois au Québec vise à permettre à des historiens, à des philosophes et à des sociologues des sciences, de la biologie en particulier, ainsi qu’à des scientifiques, de présenter leurs derniers travaux et d’interagir autour de thématiques diverses, situées à la jonction des sciences humaines et des sciences biologiques. «Certaines sessions couvriront des sujets plus classiques, tels que l’histoire de la génétique et les études sur le darwinisme, tandis que d’autres aborderont des questions contemporaines, comme la biologie synthétique, la bioéthique et le clonage», note Christophe Malaterre, qui animera lui-même une discussion sur les origines de la vie.

Christophe Malaterre.

Les travaux du congrès permettront de battre en brèche l’idée selon laquelle les scientifiques et les philosophes suivent des chemins parallèles. «Historiquement, il y a toujours eu des liens entre la philosophie et les sciences, souligne le professeur. Aristote faisait de la science. Descartes était à la fois philosophe et mathématicien. Au XXe siècle, de nombreux travaux en philosophie, en philosophie analytique notamment, se sont intéressés aux sciences. Quant à la philosophie de la biologie, elle a pris son essor dans les années 1980.»

Deux conférences plénières seront présentées les 6 et 8 juillet. Sandra Harding, professeure à UCLA, abordera la question de l’objectivité de la recherche dans les mouvements de justice sociale et le biologiste W. Ford Doolittle, professeur émérite de l’Université de Dalhousie, parlera de l’arbre de la vie. Les conférences sont ouvertes au grand public moyennant un tarif de 20 dollars.

Titulaire de la Chaire de recherche UQAM en philosophie des sciences et membre du CIRST, Christophe Malaterre a notamment publié Les origines de la vie: émergence ou explication réductive? (Éditions Hermann, 2010) et a collaboré à l’ouvrage collectif De l’inerte au vivant. Une enquête scientifique et philosophique (La ville brule, 2013). Ses travaux lui ont valu de nombreux prix, dont celui du jeune chercheur de la Société française de philosophie des sciences, en 2010.