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Une chercheuse étoile

La postdoctorante Jessica Roda compte parmi les lauréats du concours Étudiants-chercheurs étoiles.

12 mars 2015 à 16 h 03

Mis à jour le 7 juin 2022 à 12 h 14

Jessica Roda

Jessica Roda, postdoctorante en études urbaines et touristiques, fait partie des trois lauréats du mois de mars du concours Étudiants-chercheurs étoiles des Fonds de recherche du Québec (Nature et technologies, Société et culture et Santé). Ce concours vise à reconnaître l’excellence de la recherche réalisée par les étudiants de niveau collégial et universitaire, les stagiaires postdoctoraux et les membres d’un ordre professionnel en formation de recherche avancée, et ce, dans toutes les disciplines couvertes par les trois Fonds de recherche.

La postdoctorante a reçu un prix de 1000 dollars du Fonds Société et culture pour son article intitulé «Jewish Performance as a Means for Constructing the Society of “Living Together”», paru dans European Journal of Jewish Studies. «Dans le contexte de politisation de la musique, j’ai orienté mes recherches autour des représentations des identités juives lors des festivals de musique du monde», souligne Jessica Roda.

Depuis le début de sa recherche ethnomusicologique et anthropologique en 2007, Jessica Roda a suivi plusieurs artistes lors de leurs concerts en France et en Espagne. Son article innove en mobilisant un corpus inédit sur les performances de musique juive. Il aide à comprendre comment les représentations des identités ethniques et religieuses, dont les identités juives, sont façonnées par les discours et l’actualité politiques. Il cherche également à renouveler les connaissances sur la mise en scène des identités ethniques et religieuses en allant au-delà de la critique des enjeux économiques, en présentant les enjeux politiques, sociaux et culturels.

Son étude interpelle autant les responsables des festivals de musique du monde que les communautés politiques et culturelles. Elle est également pertinente pour les artistes, révélant leur rôle dans la construction de l’image des identités mises en scène pour le grand public. «Cette recherche lance un signal d’alarme quant à la difficulté reliée à la mise en scène des identités juives et arabes dans l’espace public, et à l’impact du conflit israélo-palestinien, proposant des moyens pour poursuivre les projets de “vivre ensemble”», note la chercheuse.