À la suite du décès de l’ex-premier ministre du Québec, Jacques Parizeau, le 1er juin 2015, les drapeaux du Québec à l’UQAM sont en berne et ce, jusqu’au crépuscule du jour des funérailles. L’Université offre ses plus sincères condoléances à tous les membres de la famille de monsieur Parizeau.
Économiste de formation et haut fonctionnaire du gouvernement du Québec durant les années 1960, ministre des Finances sous les deux gouvernements successifs dirigés par René Lévesque de 1976 à 1984, puis chef de l’Opposition officielle en 1988 et premier ministre en 1994, Jacques Parizeau a joué un rôle clé dans la modernisation de l’État québécois, notamment dans les dossiers de la nationalisation de l’électricité, de la création de la Société générale de financement, de la Caisse de dépôt et placement du Québec et du Régime des rentes du Québec. Le premier ministre Philippe Couillard a d’ailleurs annoncé que l’édifice qui abrite la Caisse de dépôt et placement du Québec portera dorénavant le nom d’Édifice Jacques-Parizeau.
Pour Pierre Fortin, professeur émérite du Département des sciences économiques de l’ESG UQAM, Jacques Parizeau fut «un grand économiste, un grand bâtisseur de l’État et un grand modernisateur de l’économie». Jacques Parizeau, rappelle-t-il, était un véritable disciple de Keynes, qui voyait le capitalisme comme le meilleur des systèmes économiques, ou plutôt comme le moins mauvais. «Mais pour que ce système fonctionne, il fallait, selon lui, que l’État combatte les problèmes qui l’accompagnent, soit le chômage, la pauvreté, les inégalités et les égoïsmes corporatistes, dit le professeur Fortin. On touche ici à la quintessence de la social-démocratie.»
Même après avoir quitté officiellement la vie politique lors de la défaite du référendum de 1995, Jacques Parizeau a continué d’exercer une influence importante sur la scène publique. Il demeurera une figure marquante du Québec contemporain.