Changement de garde à la barre de l’équipe féminine de volleyball des Citadins, qui amorcera en novembre sa quatrième saison. Le club sera désormais dirigé par Claude Tremblay, un vétéran qui roule sa bosse depuis plus de 30 ans dans le domaine. «Claude apportera une nouvelle dynamique au jeune programme des Citadins, présentement classé en deuxième division universitaire, affirme Daniel Méthot, coordonnateur du sport d’excellence à l’UQAM. Sa vaste expérience permettra à notre formation de poursuivre sa progression.»
Le nouvel entraîneur des Citadins a débuté sa carrière d’entraîneur au cégep du Vieux-Montréal au début des années 1980, alors qu’il était enseignant en éducation physique. Quelques années plus tard, avec l’équipe du collège de Bois-de-Boulogne, il a remporté à deux reprises le championnat collégial AAA. Il a également gagné des championnats avec les clubs civils junior (à deux reprises) et senior (trois années consécutives) du Celtique de Montréal. L’an dernier, il a remporté le championnat provincial scolaire avec l’équipe du Pensionnat du Saint-Nom-de-Marie. «Le seul défi qui me reste à relever est de performer au sein d’une équipe universitaire», souligne en riant le principal intéressé.
Entraîner des filles
Claude Tremblay a toujours entraîné des équipes féminines. Aujourd’hui, note-t-il, les joueuses sont initiées plus tôt au sport et elles arrivent au niveau collégial ou universitaire plus aguerries. «Le plaisir d’enseigner est toujours le même et les filles, contrairement aux garçons, sont plus enclines à s’engager à long terme, souligne l’entraîneur. Elles acceptent d’adhérer à un système de jeu que l’on développe et que l’on peaufine sur trois ou quatre ans. Cela m’aide à les amener à un autre niveau de performance, en plus de développer une structure d’équipe à long terme.»
Une structure verticale
Le nouvel entraîneur connaît bien quelques-unes de ses nouvelles protégées, puisqu’il les a affrontées lors de matchs amicaux au cours des dernières années à titre d’entraîneur du Celtique de Montréal.
Il sait que le nerf de la guerre pour améliorer sa nouvelle équipe consiste à recruter les meilleures joueuses issues des rangs collégiaux. «Actuellement, il y a dans les Citadins des filles qui ont joué au niveau collégial AA. C’est bien, mais il faut aussi attirer des joueuses du AAA», explique-t-il.
Pour y parvenir, Claude Tremblay met déjà en place une structure verticale semblable à celle qu’il a connue lors de son passage avec le Celtique de Montréal – associé aux Carabins de l’Université de Montréal ainsi qu’aux cégeps Montmorency, Jean-de-Brébeuf et Bois-de-Boulogne. «J’ai une entente avec le club civil des Lynx de la Rive-Sud, qui a pour mission de favoriser le développement des joueuses de 10 à 21 ans. Les Lynx sont associés dans le réseau collégial AA et AAA avec le collège Édouard-Montpetit.»
Une telle structure permettra de préparer des athlètes, parmi celles qui souhaitent poursuivre leurs études à l’université, à intégrer une équipe compétitive.
Changement de division?
Claude Tremblay ne s’en cache pas: l’un de ses objectifs, de pair avec la nouvelle structure verticale, est d’amener les Citadins à passer en première division.
Les Citadins, rappelons-le, jouent dans la deuxième division du Réseau du sport étudiant du Québec, aux côtés des équipes de l’UQAC, de l’UQAR et de l’UQTR – tandis que Laval, McGill, Montréal et Sherbrooke sont classées dans la première division. Au cours de leurs trois années d’existence, les joueuses des Citadins ont terminé deux fois en tête du classement de la deuxième division et ont participé à trois finales, étant sacrées championnes en 2012.
«Même si l’on gagne souvent en deuxième division, ça ne veut pas dire que nous serions à la hauteur en première division, rappelle toutefois le nouvel entraîneur. Nous sommes encore loin de ce calibre de jeu.»
L’équipe féminine des Citadins comptaient l’an dernier sur de bonnes joueuses, mais Claude Tremblay note que seulement trois ou quatre d’entre elles pourraient tirer leur épingle du jeu en première division. «Ce qui me réjouit, c’est que toutes les filles de l’équipe sont motivées et ce sont toutes de bonnes athlètes, mais il faut prendre le temps de mettre en place notre structure et notre système de jeu. Chaque chose en son temps», conclut-il.
Les Citadins amorceront leur saison le 1er novembre au Centre sportif, face à leurs adversaires de l’UQAR.
