Pour la majorité des diplômés du baccalauréat, de la maîtrise et du doctorat de l’UQAM, la correspondance est forte entre leur domaine d’études et leur emploi. C’est ce qui ressort de l’Enquête auprès des personnes ayant obtenu un diplôme au cours de l’année 2011-2012, menée par le Service de la planification académique et de recherche institutionnelle (SPARI) de l’Université, en collaboration avec le Registrariat et le Bureau des diplômés.
En janvier 2013, moins de 5 % des bacheliers étaient à la recherche d’un emploi, tandis que le travail constituait la principale activité de 62 % des répondants à l’enquête. De ce nombre, 85 % estiment que leur emploi correspond fortement (près de 70 %) ou moyennement à leur domaine d’études et 84 % affirment que leur formation a été utile à l’accomplissement de leurs tâches professionnelles. Ces diplômés oeuvrent majoritairement dans les services d’enseignement et le secteur de l’éducation (21 %), les affaires, les finances et le commerce (13 %), le commerce, ventes et services (10 %), les communications, relations publiques, édition et multimédia (10 %), les services professionnels et conseils (10 %) et le secteur de la santé et des services sociaux (8 %).
Fait à noter, non seulement les bacheliers ne chôment pas, mais la précarité les touche peu. La quasi-totalité (95 %) de ceux qui se consacrent principalement au travail sont salariés. De ce nombre, 9 sur 10 occupent un emploi à temps plein et les deux tiers ont un emploi permanent et de niveau professionnel. Mieux encore, 88 % des salariés estiment avoir eu une difficulté faible ou modérée à dénicher un emploi après leurs études, 61 % l’obtenant en moins de six mois (sans compter ceux qui occupaient déjà un emploi au moment de leur diplomation) et 30 % en moins d’un mois.
Chez les diplômés du bac qui se consacrent principalement à leurs études (27 %), 60 % ont décidé de poursuivre des études à l’UQAM, dont la très fort majorité aux cycles supérieurs, signe de leur sentiment d’appartenance à leur alma mater. D’ailleurs, 85 % estiment que leur formation les a bien préparés à leur nouveau programme d’études.
Plus de 30 % des bacheliers ont rempli la totalité du questionnaire du SPARI, soit davantage que lors des deux enquêtes précédentes. Dans l’ensemble, les réponses positives recueillies auprès de cette cohorte sont similaires à celles que le SPARI avait reçues de la part des cohortes de 2009-2010 et 2010-2011.
Du côté de la maîtrise
Du côté des diplômés de la maîtrise, dont le taux de réponse s’élève à 36 % (contre 31 % pour la cohorte de 2010-2011), les résultats sont tout aussi encourageants. Ainsi, 85 % de ceux qui se consacrent principalement au travail déclarent une correspondance forte ou moyenne entre leur domaine d’études et leur emploi et 84 % affirment que leur formation s’est avérée utile à l’accomplissement de leurs tâches. Ces personnes se retrouvent surtout dans les services d’enseignement et le secteur de l’éducation (14 %), les affaires, les finances et le commerce (12 %), les services professionnels et conseils (11 %), l’information et les technologies de l’information (9 %) et la santé et les services sociaux (8 %).
«Près de 80 % des salariés (diplômés de la maîtrise) estiment avoir eu une difficulté faible ou modérée à obtenir leur emploi, 60 % l’ayant déniché moins de six mois après la fin de leurs études et plus du tiers en moins d’un mois.»
Alors que seulement 5 % des diplômés de la maîtrise étaient à la recherche d’un emploi en janvier 2013, 89 % de ceux dont le travail est la principale activité sont salariés. Parmi ces derniers, 90 % travaillent à temps complet, plus des deux tiers sont permanents et 60 % occupent un emploi professionnel. Le quart de ces salariés ont un poste de direction (contre 7 % chez les bacheliers). Par ailleurs, près de 80 % des salariés estiment avoir eu une difficulté faible ou modérée à obtenir leur emploi, 60 % l’ayant déniché moins de six mois après la fin de leurs études et plus du tiers en moins d’un mois.
Parmi les diplômés qui se consacrent principalement aux études après la maîtrise (13 %), 60 % sont demeurés l’UQAM, dont la grande majorité au doctorat. Comme les bacheliers, ils sont très nombreux (92 %) à considérer que leur formation les a bien préparés à leur nouveau programme
… et du doctorat
Le taux de réponse des diplômés du doctorat, qui ont été sondés pour la première fois par le SPARI, s’est élevé à 42 %. Alors que seulement 8 % des diplômés étaient à la recherche d’un emploi, 80 % de ceux dont le travail est la principale activité voient une très forte (60 %) ou une forte correspondance entre leur formation et leur emploi. De plus, 90 % des diplômés estiment que leur formation s’est avérée très utile (70 %) ou utile à l’accomplissement de leurs tâches – 77 % affirmant que cet emploi exige préférablement une formation doctorale et 64 % jugeant qu’une personne possédant une telle formation dans une autres discipline ne pourrait pas les remplacer (contre 51 % et 19 % du côté des diplômés de la maîtrise), signe du haut niveau de spécialisation de ces emplois. D’ailleurs, près de 90 % de ceux-ci se trouvent dans trois secteurs : les services de l’enseignement et de l’éducation (45 %), la santé et les services sociaux (30 %) et les services professionnels et conseils (13 %).
Selon l’enquête, 87 % des diplômés du doctorat dont le travail est la principale activité sont salariés et, parmi ces derniers, 85 % travaillent à temps complet et 75 % ont un emploi de type professionnel. Par ailleurs, 86 % des salariés ont eu une difficulté faible (50 %) ou modérée à obtenir un emploi et près de la moitié l’ont déniché moins d’un mois après l’obtention de leur diplôme, contre les deux tiers en moins de six mois.
Dans les trois cas – diplômés du bac, de la maîtrise et du doctorat – les répondants à l’enquête du SPARI s’estiment satisfaits de l’enseignement qu’ils ont reçu. Signe qui ne trompe pas, 86 % des bacheliers, 83 % des diplômés de la maîtrise et 77 % du doctorat conseilleraient à une autre personne de fréquenter l’UQAM.