La popularité du hockey cosom a poussé quatre institutions montréalaises – l’UQAM, l’École de technologie supérieure (ÉTS), l’Université McGill et l’École polytechnique de Montréal – à créer un nouveau circuit masculin. Le premier tournoi de la saison aura lieu le 1er décembre à McGill et les responsables du Centre sportif de l’UQAM doivent mettre sur pied une équipe composée d’étudiants.
Une ligue de hockey cosom relevant du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ) et regroupant huit équipes collégiales existe depuis 2009. «Ce sont nos futurs étudiants, note Éric Dion, animateur au Centre sportif et responsable des ligues de hockey cosom intra muros. Il devenait important de leur offrir la possibilité de jouer du hockey cosom d’élite à l’université.» Le nouveau circuit, précise-t-il, ne relève pas du RSEQ.
Les joueurs qui composeront l’équipe du Centre sportif de l’UQAM – qui ne portera pas le nom des Citadins, puisqu’il ne s’agit pas de sport d’excellence – seront sélectionnés à partir du bassin de joueurs élite de la ligue intra muros. Des camps de sélection ont eu lieu la semaine dernière et deux autres se tiendront le 19 novembre (14 h 30 à 16 h) et le 21 novembre (21 h 15 à 22 h 45).
«Nous formerons une équipe de 9 joueurs et une banque de réservistes, donc environ 14-15 joueurs au total, précise Éric Dion, qui se chargera du processus de sélection en compagnie des techniciens Jérôme Blais et Andrea Romanelli.
Les joueurs sélectionnés par le Centre sportif pour porter les couleurs de l’UQAM doivent absolument être inscrits à des cours à l’automne et à l’hiver et ils devront débourser 100 dollars pour la saison. «Chaque université assume les coûts liés à la location des gymnases pour les tournois, mais il faut en plus payer des arbitres et des marqueurs», explique Éric Dion.
L’équipe de l’UQAM prendra part à quatre tournois: le 1er décembre à McGill, le 26 janvier à l’ÉTS, le 22 février au Centre sportif et le 16 mars à l’ÉTS (organisé par l’École Polytechnique de Montréal).
L’équipe à battre sera celle de l’ÉTS, qui joue depuis longtemps sur la scène canadienne. «Nous devrions leur donner une bonne opposition, car nous avons de très bons joueurs», ajoute toutefois Éric Dion.
Un succès monstre
La popularité du hockey cosom ne se dément pas. «Au cours des 10 dernières années, nous avons eu parfois jusqu’à 24 équipes par trimestre – environ 200 joueurs –, note Éric Dion, responsable de ce dossier depuis son arrivée en poste en 1991. «Le hockey cosom est non seulement une activité sportive, mais aussi une activité sociale qui permet aux étudiants de fraterniser avec leurs pairs.»
Jusqu’à tout récemment, le hockey cosom était accessible uniquement aux étudiants et aux employés de l’UQAM. Quelques diplômés qui voulaient continuer à jouer ainsi que certains membres externes se sont greffés à la ligue intra muros, qui compte ce trimestre-ci 18 équipes réparties en catégories débutant, intermédiaire et avancé. On remarque de plus en plus d’étudiantes dans les deux premiers niveaux, note Éric Dion. «Les équipes sont mixtes et les étudiantes ne semblent pas vouloir créer une ligue exclusivement féminine pour l’instant.»
Le hockey cosom se joue bien sûr sans patins, en gymnase, à quatre contre quatre, avec un arbitre qui décerne des pénalités le cas échéant. «Et je dois faire un Gary Bettman de moi-même en donnant parfois des suspensions à certains joueurs, note en riant le responsable de la ligue. Mais c’est surtout au niveau avancé, où la compétition est plus relevée. Au niveau débutant, c’est plus amical.»
La facultarisation a des échos jusqu’au Centre sportif, puisqu’Éric Dion jongle avec l’idée de créer des équipes facultaires. «Ces équipes pourraient adopter les couleurs de leur faculté/école, dit-il. Je pense que cela pourrait créer une saine rivalité et ajouter du piquant à la ligue intra muros.»
Et sur glace?
Le nouveau circuit à quatre universités ramène à l’avant-plan les projets d’une équipe de hockey sur glace des Citadins. «Au Québec, il n’y a pas de meilleur sport pour rallier une communauté universitaire, croit Éric Dion. J’affirme depuis longtemps qu’il serait extraordinaire que l’UQAM possède son équipe de hockey. Mais je suis réaliste: il faut absolument un partenariat avec un aréna et aussi beaucoup de sous. Or, le Centre sportif n’a pas les moyens de s’offrir une équipe de hockey à l’heure actuelle. À moins qu’un généreux mécène ne se manifeste pour nous donner un coup de pouce!»