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Vingt bougies pour les SVE

Créés en 1993, les Services à la vie étudiante ne cessent de s’adapter aux besoins des étudiants.

Par Pierre-Etienne Caza

21 novembre 2013 à 15 h 11

Mis à jour le 17 septembre 2014 à 19 h 09

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Un cocktail dînatoire a eu lieu le 20 novembre dernier à l’Agora Hydro-Québec du Cœur des sciences afin de souligner le 20e anniversaire des Services à la vie étudiante (SVE) de l’UQAM. L’événement a réuni une centaine de personnes ayant travaillé aux SVE depuis toutes ces années. «Je félicite chaleureusement toutes celles et tous ceux qui ont contribué de près ou de loin au développement et à l’effervescence des Services à la vie étudiante», a souligné la vice-rectrice aux Études et à la vie étudiante, Diane Demers.

Les festivités entourant le 20e anniversaire ont débuté la semaine dernière avec la Semaine interculturelle, qui proposait des activités diversifiées. «Ce sont les étudiants étrangers qui ont organisé cet événement en collaboration avec les SVE. Plus de 80 pays sont représentés à l’UQAM, une réalité qui a beaucoup changé en 20 ans», note Manon Vaillancourt, directrice des SVE.

Un nouveau site Web a également été dévoilé le 12 novembre dernier. «Celui-ci s’adapte à toutes les plateformes et il a été conçu en fonction des recherches des usagers, poursuit la directrice. Dans la mesure du possible, nous avons appliqué les normes du universal design, c’est-à-dire que les personnes ayant des limitations peuvent facilement y naviguer.»

Les SVE ont voulu souligner l’apport des groupes étudiants à la vie universitaire en organisant, le 18 novembre dernier, le Salon des groupes étudiants. L’événement a réuni une vingtaine de groupes étudiants au pavillon Judith-Jasmin. «Il y a aujourd’hui 37 groupes étudiants et 12 d’entre eux existent depuis 20 ans», souligne fièrement Manon Vaillancourt. Ces derniers sont AIESEC (une antenne locale de l’association étudiante internationale), Amnistie internationale, le Centre des femmes, le Cercle des premières nations, la Clinique juridique, Collège Frontière (association de bénévoles s’occupant d’alphabétisation), le Comité UQAM Amérique latine, IKTUS (groupe chrétien), la LICUQAM (Ligue d’improvisation centrale de l’UQAM), Trousse voyages, le GRIP UQAM (Groupe de recherche et d’intérêt public qui s’intéresse aux questions environnementales) et l’Association des étudiants africains.

Enfin, une exposition sur les archives des SVE, une création de l’étudiant en design Arno Robin, se déroule présentement à la Bibliothèque centrale.

Un tournant majeur

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Manon Vaillancourt, directrice des SVE. Photo: Nathalie St-Pierre

En février 1993, le Comité d’évaluation des services aux étudiantes et aux étudiants remettait à la direction de l’UQAM un rapport plutôt accablant. On y qualifiait les services existants comme étant «pauvres, insuffisants et bof». Les usagers, c’est-à-dire les étudiants, étaient absents du processus consultatif et décisionnel menant à l’identification ou à l’orientation des services qui s’adressaient pourtant à eux. «C’est ce rapport qui a mené à la création des SVE tels que nous les connaissons aujourd’hui», affirme Manon Vaillancourt.

À l’époque, la direction de l’UQAM avait donné suite aux recommandations du comité en procédant rapidement à des modifications majeures, touchant notamment le financement des SVE. «Le rapport préconisait d’affecter la totalité de la subvention gouvernementale aux services à la vie étudiante, qui auparavant étaient financés au besoin, précise la directrice. Cela a permis de créer de nouvelles structures et de nouveaux postes pour améliorer la qualité des services offerts.»

Une cotisation étudiante obligatoire a également été créée pour les SVE, ce qui a entraîné dans la foulée la mise sur pied du Comité de la vie étudiante (CVE). «C’est une instance officielle de l’UQAM, relevant directement du Conseil d’administration, qui trace les grandes orientations des SVE et qui élabore même parfois les moyens pour les mettre en œuvre», note Manon Vaillancourt. Une trentaine de personnes, dont une vingtaine de représentants étudiants, composent aujourd’hui le CVE.

Un événement Retrouvailles sera organisé en décembre 2014 afin de souligner le 20e anniversaire de la première réunion du CVE. «Nous inviterons les membres étudiants et institutionnels qui ont siégé au CVE durant les 20 dernières années, soit environ 400 personnes, précise la directrice. Ce sera l’occasion pour les membres actuels de côtoyer leurs prédécesseurs.»

Une nouvelle planification stratégique

La direction des SVE, qui avait procédé à une réévaluation de ses services lors de la création des facultés, a refait l’exercice l’an dernier. «Nous sommes à mettre en place les recommandations qui ont été formulées, dit Manon Vaillancourt. Celles-ci affectent la structure de notre organisation et notre définition de proximité avec les étudiants. Des conseillers sont désormais assignés aux facultés. Nous menons également une réflexion sur la qualité de nos services. Depuis le début de l’année, nous avons adopté la philosophie “40 000 usagers, une expérience unique”, dont le but est explicite: l’accueil et le soutien offerts aux étudiants doivent être de la même qualité peu importe le point de service.»

Les SVE, rappelons-le, comptent quatre grands secteurs: les services aux étudiants (orientation, information scolaire et professionnelle, soutien à l’apprentissage, services psychologiques, etc.), le Centre des services d’accueil et de soutien socioéconomique (aide financière, bourses, accueil des étudiants étrangers, des étudiants en situation de handicap), le Centre sportif et la vie associative (associations étudiantes, groupes étudiants et activités étudiantes).

Les SVE sont aussi en réflexion à propos de la mise en place d’un service de santé qui inclurait des services en éducation, prévention et promotion de la santé, une clinique sans rendez-vous avec infirmière en service et une clinique de psychologie. «Le processus de remise en question qui a été initié il y a 20 ans n’a jamais cessé, car nous nous ajustons continuellement aux besoins de la population étudiante», conclut Manon Vaillancourt.