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Haute voltige pour une 8e année

L’équipe de cheerleading des Citadins vise de nouveau les podiums au Québec, en Ontario et même aux États-Unis.

Par Pierre-Etienne Caza

30 septembre 2013 à 11 h 09

Mis à jour le 17 septembre 2014 à 19 h 09

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L’équipe de cheerleading des Citadins à l’entraînement. Photo: Frédérique Ménard-Aubin.

Les compétitions de cheerleading ne débuteront qu’à la mi-novembre, mais l’équipe des Citadins est déjà au boulot. En effet, la troupe de Roxane Gendron-Mathieu s’entraîne deux fois par semaine depuis la mi-août afin de mettre en place une routine spectaculaire et sans faute, la marque de commerce de l’équipe depuis quelques années.

«Nous exigeons de nos athlètes des routines sans faute au niveau de l’exécution», note l’entraîneuse-chef, qui en est à sa huitième année à la barre de l’équipe. En cheerleading, poursuit-elle, les chutes sont lourdement pénalisées, alors il vaut mieux présenter une routine bien maîtrisée. «C’est un work in progress. Plus l’année avance, plus les routines se complexifient en degré de difficulté et en créativité.»

L’an dernier, les Citadins ont remporté la première compétition du Réseau du sport étudiant du Québec (RSEQ), en plus de terminer au deuxième rang lors de deux compétitions subséquentes. L’équipe a également participé à un championnat américain à Daytona, en Floride, où elle s’est classée septième. «Ce championnat regroupe plus de 300 universités et c’était la deuxième fois seulement qu’une université canadienne atteignait la ronde finale, note Roxane Gendron-Mathieu. C’était une première pour une université québécoise.»

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Roxane Gendron-Mathieu, entraîneuse-chef de l’équipe. Photo: François L. Delagrave.

Ces bonnes performances ont eu un écho sur le recrutement. «Il y a deux ans à peine, la moitié des personnes qui se pointaient en audition n’avaient jamais fait de cheerleading. Cette année, presque toutes en avaient déjà fait et elles connaissaient notre équipe.» Les candidats proviennent de partout au Québec. «Nous sommes le seul programme universitaire gratuit en cheerleading», ajoute Roxane Gendron-Mathieu, reconnaissante envers l’appui que le Centre sportif a accordé à l’équipe depuis le début.

Aucun poste n’est assuré dans l’équipe d’une année à l’autre, explique l’entraîneuse, qui a dû donner leur congé à des athlètes qui en faisaient partie l’an dernier. «Ce fut une décision difficile, mais il faut toujours garder les athlètes les plus talentueuses. C’est ce qui nous permet de nous démarquer.»

Près de 30 athlètes composeront l’équipe cette année, dont six hommes. Ces derniers apportent de la force et de la stabilité aux pyramides et aux voltiges, explique Roxane. «Et ils changent la dynamique au sein de l’équipe. Ils apportent un esprit de saine compétition et de fraternité, qui n’est pas toujours au rendez-vous dans une équipe exclusivement féminine.»

Même si les nouveaux venus au sein de l’équipe ont de l’expérience, ils devront travailler fort pour atteindre le niveau de compétition universitaire, soit le niveau 6. «Les meilleurs ont déjà fait du niveau 4, où on tient les bras des filles lors des voltiges. Au niveau 6, les voltiges s’effectuent sans soutien. Il y a donc du travail à faire, autant en voltige qu’en gymnastique.»

Comme l’an dernier, les Citadins devraient participer aux quatre compétitions du RSEQ, en plus d’une compétition en Ontario au début décembre et de la compétition américaine à Daytona en avril. «Nous visons le podium à chaque compétition», affirme l’entraîneuse.

Au fil des ans, les spectateurs des matchs de basketball des Citadins ont pu apprécier les progrès des cheerleaders qui, cette année encore, animeront quatre soirées durant l’année, dont les matchs d’ouverture du 7 novembre. «Il y a quelques années, il y avait quelques commentaires désobligeants, mais plus maintenant, dit l’entraîneuse. Les gens nous connaissent et ils réclament même certaines de nos pyramides!»