La meilleure raquette au Québec!

20 Avril 2009 à 0H00

Valérie St-Jacques a connu une saison 2008-2009 exceptionnelle. La joueuse de badminton des Citadins a gagné tous ses matchs en simple au Québec cette année, ne concédant qu'une seule manche en neuf tournois! Lors du championnat interuniversitaire québécois de badminton par équipe mixte et individuel qui avait lieu à Québec, les 14 et 15 mars dernier, elle a remporté l'or au volet individuel féminin, l'argent avec son coéquipier François Bourret en double mixte, et le bronze lors de la compétition par équipe.

En plus des compétitions interuniversitaires et de son rôle d'entraîneuse des Citadins (qu'elle partage avec Antoine Bélanger, un ancien joueur de l'équipe), Valérie St-Jacques a remporté le simple et le double féminin lors du Championnat provincial, disputé à Laval du 10 au 12 avril dernier. Elle a également participé à trois tournois internationaux, en Écosse, en Estonie et au Pérou, où se déroulaient les Jeux panaméricains. «Nous y avons remporté la médaille d'or au tournoi par équipe», dit fièrement l'étudiante en administration, qui a également pris part à des tournois à Moncton et à Toronto, se classant chaque fois parmi les quatre meilleures joueuses au pays.

«C'était une année de remise en forme», confie Valérie St-Jacques le plus sérieusement du monde. Il s'agissait, en effet, d'un retour au jeu pour l'athlète de 24 ans, qui a été blessée au genou l'an dernier et qui a dû subir une intervention chirurgicale, ce qui lui a coûté son brevet de l'équipe canadienne, qu'elle espère obtenir à nouveau l'an prochain. Elle aimerait aussi participer à quelques tournois en Europe, où la compétition est plus relevée. «Les joueuses les plus redoutables proviennent d'abord de la Chine, de l'Indonésie et de la Corée, explique-t-elle, mais les Danoises et les Anglaises sont aussi très fortes.»

Valérie a eu la chance de s'entraîner au Danemark, en 2006, sous l'égide de l'International Badminton Academy. «Le badminton est au Danemark ce que le hockey est au Canada, souligne-t-elle. Je me suis joint à un club de deuxième division en compagnie de joueuses provenant de la Finlande, de l'Estonie, etc. C'était un bon calibre et, en plus, j'étais payée pour m'entraîner et jouer!»

Lucide et enthousiaste

Valérie en est à la moitié de son cursus de baccalauréat, amorcé à l'Université du Québec en Outaouais. «J'étudie à temps partiel en raison de mes compétitions. Je vais y arriver lentement, mais sûrement. C'est important pour moi de terminer mes études, car je ne jouerai pas toujours au badminton», dit-elle, lucide.

En attendant, elle poursuit sur sa lancée. Elle prendra part à l'Omnium canadien, le 27 avril prochain, avant de s'envoler en mai pour la France et l'Espagne afin de participer à deux autres tournois. «À plus long terme, je vise les Jeux du Commonwealth, en 2010... et pourquoi pas les Jeux olympiques de Londres, en 2012.» À suivre.

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Rapidissime!

Peu de spectateurs savent que le badminton est le sport de raquette le plus rapide. La vitesse d'un volant, missile fait de liège et de plumes d'oie que les joueurs reprennent à la volée par-dessus le filet, peut atteindre 260 km/h. Ce jeu nécessite rapidité, agilité et réflexes éclairs. Les joueurs doivent également faire preuve d'endurance, car ils parcourent parfois plus de six kilomètres au cours d'un seul match.

Si le badminton contemporain est apparu pour la première fois au milieu du XIXe siècle, son origine remonte au jeu de volant, dont on retrouve des traces dans les civilisations anciennes, de la Grèce au Japon.

Particulièrement populaire en Asie et en Europe aujourd'hui, le badminton a été sport olympique pour la première fois aux Jeux de 1992.

Source : www.olympic.org

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