Incursion géologique dans le Sud-Ouest américain

20 Avril 2009 à 0H00

Chaque année, les finissants du baccalauréat en géologie peuvent choisir d'effectuer un voyage d'étude à l'étranger afin d'observer des formations rocheuses qui sortent de «l'ordinaire québécois». Par le passé, ils se sont rendus au Mexique, en Argentine, au Chili et au Maroc, entre autres. Cette année, une douzaine d'entre eux ont manifesté le désir de visiter le plateau du Colorado, célèbre pour le Grand Canyon, afin d'observer diverses formations géologiques, mais aussi d'en prélever des échantillons et de les analyser.

Accompagnés du professeur Martin Roy, du Département des sciences de la Terre et de l'atmosphère, le groupe d'étudiants a atterri à Las Vegas le 28 février dernier, avant de se rendre en Utah pour le début de leur séjour d'étude - le plateau du Colorado, qui fait 340 000 km2, couvre la majeure partie de l'Utah, de l'Arizona, du Colorado et du Nouveau-Mexique.

Les étudiants de l'UQAM ont d'abord rendu visite aux professeurs de l'Université Southern Utah, à Cedar City, qui les ont accompagnés pour visiter les parcs nationaux des alentours - qui ne manquent pas. Au cours de leur séjour, le groupe a visité plus d'une demi-douzaine de parcs (parmi lesquels Zion National Park, Bryce Canyon National Park, Dixie National Forest, Sunset Crater, Meteo Crater et Arches National Park), incluant bien entendu une descente dans les entrailles du Grand Canyon.

Le trajet emprunté par les étudiants a été déterminé en fonction des projets d'étude de chacun. «Il s'agit d'une région fascinante géologiquement parlant», affirme Nadège Baptiste, qui a étudié la formation des arches en Utah. «Celles-ci résultent de l'érosion différentielle dans une formation sédimentaire constituée de plusieurs couches», explique-t-elle.

Guillaume Courtois, inscrit à la propédeutique pour la maîtrise en sciences de la Terre, a pu visiter deux mines d'uranium en Utah. «Mon projet portait sur la description des grès uranifères du plateau du Colorado, explique-t-il. C'est la première fois que je descendais dans une mine et ce fut très instructif.»

«Ce type de voyage est très formateur pour les étudiants, souligne le professeur Martin Roy. La géologie est une science de terrain, tout n'est pas noir ou blanc comme dans les livres. Un séjour comme celui-ci leur permet d'explorer les zones grises propres à l'observation.»

Les étudiants auront aussi eu l'occasion de se frotter à l'aspect logistique d'un tel voyage, puisque ce sont eux qui ont non seulement choisi le lieu, mais qui ont organisé le séjour de A à Z. Une présentation de leurs activités de synthèse respectives aura lieu au cours des prochains mois, en plus d'une exposition de leurs photos.

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